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Gestionnaires en direct – Quand la spéculation n’en a que le nom

30 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Ne vous fiez pas à leur surnom : les obligations de pacotille (junk bonds) sont parfois émises par des entreprises bien établies avec des assises très robustes, argue Nicholas Leach, gestionnaire de portefeuille à CIBC Gestion d’actifs.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« La plupart des obligations à haut rendement le sont par choix. Bon nombre d’entreprises les émettent pour financer des acquisitions. Leurs états financiers subissent des dettes additionnelles, mais pour une durée déterminée », dit Nicholas Leach.

L’expert cite deux exemples canadiens : Valeant et Restaurant Brands International.

« Valeant s’est beaucoup endettée afin de financer ses acquisitions dans le cadre de sa stratégie de croissance. Ils sont devenus le troisième titre en importance au TSX, alors je ne crois pas qu’ils méritent le qualificatif de “pacotille”. Ils auraient pu vendre des actifs et réinvestir les recettes dans l’amélioration de leurs états financiers et le remboursement de leurs dettes. Ils auraient pu obtenir facilement une cote de catégorie investissement. Mais s’ils avaient agi ainsi, leur action n’aurait pas augmenté de 400 % en trois ans! », dit Nicholas Leach.

« Quant à Restaurant Brands International, ils ont émis des obligations à haut rendement pour financer leur acquisition de Tim Hortons. Résultat : leurs actionnaires jouissent d’un coussin de 22 milliards en actions ordinaires. Malgré cela, certaines agences de notation ont opté pour la cote CCC qui est l’une des plus basses. Voilà un bon exemple de situation où le marché n’est pas en accord avec la cote », poursuit M. Leach.

Selon lui, la basse notation d’obligations par ailleurs crédibles est due au cycle de crédit actuel. Généralement, les cycles de crédit durent une dizaine d’années entre deux pics, et nous sommes présentement à cinq ans du dernier record de défauts de paiement. Or, la dernière crise était la pire qu’on ait connue de longue date. Selon Nicholas Leach, cela va donner lieu à une phase de stabilité prolongée, sans raison de s’inquiéter avant plusieurs années.

 

 

 

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