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Gestionnaires en direct – Quand les taux sont bas, le talent fait la différence

14 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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pourcentage_hausse_baisse_425Pendant que les taux d’intérêt sont faibles, c’est le moment ou jamais pour les gestionnaires de s’illustrer en repérant les bonnes occasions, dit Foster Corwith, gestionnaire de portefeuille pour Causeway Capital Management, à Los Angeles.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Ces derniers mois aux États-Unis, malgré les initiatives de politique monétaire, le marché s’est avéré difficile à contrôler. C’est un environnement où les gestionnaires ont l’occasion de se distinguer pour la première fois depuis longtemps », pense Foster Corwith.

Selon l’expert, les occasions à saisir se trouvent dans les secteurs qui profitent des faibles taux d’intérêt.

« Les biens de consommation courante, les services d’utilité publique et l’immobilier profitent de l’environnement actuel. On le voit dans les mouvements d’argent qui vont des marchés de crédit vers les marchés d’actions. Cependant, les prix sont élevés dans ces secteurs qui sont bien compris par les investisseurs. Nous préférons dénicher des occasions dans des actifs incompris et sous-évalués, comme dans les services financiers », poursuit Foster Corwith.

L’expert cite en exemples Barclays au Royaume-Uni, KBC en Belgique, et Sumitomo Mitsui au Japon.

« Ces institutions subissent le spectre des taux d’intérêt négatifs. Si on regarde sous la surface des choses, on trouve des entreprises en restructuration, qui solidifient leurs états financiers, qui poussent le rendement de leurs capitaux à des sommets historiques, et qui s’échangent pourtant sous leur valeur comptable. C’est une anomalie », dit Foster Corwith.

Autres sources de bonnes occasions, selon lui : les entreprises qui utilisent habilement le financement à bas coût.

« Un bon exemple est PVH, qui possède notamment les marques de vêtements Calvin Klein et Tommy Hilfiger. Ils s’endettent à faible coût afin d’acheter des concurrents et de consolider leur marché, d’une façon qui est bénéfique à leurs actionnaires. Il y a beaucoup d’occasions comme ça, mais il faut bien sûr les analyser au cas par cas. »

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