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Gestionnaires en direct – Quatre raisons d’aimer la chute du pétrole

25 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Dans certains pays émergents, la baisse des prix du baril a été une bonne chose pour quatre raisons principales, explique Michael Reynal, gestionnaire de portefeuille à RS Investments (San Francisco).

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« La première raison, c’est qu’un pétrole moins cher réduit l’inflation. Dans de nombreux pays, l’énergie est une pression inflationniste importante. Les gens consacrent une plus grande part de leurs revenus à se chauffer et à cuisiner que dans les pays développés », explique Michael Reynal.

Ainsi, les pays qui affichaient une inflation importante avant la chute du pétrole ont vu le coût de la vie baisser depuis lors; c’est le cas de l’Inde, de l’Indonésie, de la Thaïlande et de certains pays d’Amérique latine, dit l’expert.

« Le second avantage concerne les termes de l’échange. Le compte de capital se porte bien mieux quand la facture d’importation de pétrole est réduite. Dans les pays émergents, on trouve à la fois des exportateurs comme la Russie, le Mexique et les pays du Golfe, et des gros importateurs comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, Taiwan, le Chili ou l’Europe centrale. Ceux qui profitent le plus de la chute du pétrole, relativement au PIB, sont la Turquie et l’Inde. »

Troisième bonne chose, selon Michael Reynal : les marges des manufacturiers s’améliorent, de même que celles de l’industrie chimique, et autres secteurs qui consomment beaucoup d’énergie.

Enfin, certains produits agricoles voient leurs prix baisser en même temps que celui du baril. « À l’heure des sources d’énergie alternatives, on voit une forte corrélation entre les prix du soya et du maïs et ceux du pétrole. Cela contribue à abaisser le coût de la vie dans les pays émergents », dit Michael Reynal.

L’expert recommande d’investir là où le bas prix du pétrole est une bonne nouvelle, et particulièrement dans les industries manufacturières comme l’automobile et les biens de consommation discrétionnaire, de l’alimentation mexicaine aux cosmétiques coréens.

 

 

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