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Gestionnaires en direct – Qui profitera des réformes en Chine?

18 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Difficile de pointer des titres en particulier, mais certains secteurs profiteront plus que d’autres des réformes structurelles amorcées par le gouvernement de Xi Jinping, analyse Kenrick Leung, directeur des placements à Amundi Hong Kong.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Les réformes ne placent pas les secteurs d’activité les uns contre les autres ; on voit même une disparité entre les entreprises au sein de chaque secteur. Mais au niveau macro-économique, on peut prédire certains effets positifs au niveau sectoriel », dit Kenrick Leung.

Selon l’expert, il faut regarder du côté des grandes orientations politiques de la République populaire de Chine. Par exemple, le pays commence à « nettoyer l’environnement » après des années de laissez-faire, et cela va se ressentir dans les secteurs des « carburants sales », du charbon, et des industries polluantes. Les manufacturiers bas de gamme vont également souffrir, entrevoit Kenrick Leung.

« En revanche, ceux qui vont profiter des réformes seront du côté de la consommation. On va aussi assister à des gains de productivité dans les services », dit l’expert.

Les entreprises d’État, qui ont longtemps joué un grand rôle dans l’économie chinoise, devraient profiter d’une cure de jouvence.

« Historiquement, ces entreprises ont été très mal gérées, sans considération pour la génération de revenus et de liquidités. Par exemple, certains opérateurs de télécommunications vont devenir beaucoup plus efficaces », dit Kenrick Leung.

Les réformes structurelles amorcées par le gouvernement visent aussi certaines des plus grosses banques du pays, qui souffrent actuellement d’un gros problème d’image, selon l’expert.

« Les grandes banques chinoises sont unanimement détestées par la plupart des investisseurs. Mais elles vont profiter de déréglementations qui vont leur permettre de libérer les taux à l’emprunt et d’opter pour une gestion axée sur l’analyse du risque », pense Kenrick Leung.

« Au lieu d’être forcées par le gouvernement à acheminer des fonds vers des secteurs prédéterminés, les banques chinoises vont progressivement baser leurs décisions sur la rentabilité et le profit. »

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