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Gestionnaires en direct – Surveillez votre duration

6 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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Alors que les taux d’intérêt menacent de grimper dans la prochaine année, le concept de la duration des obligations prend toute son importance, explique Patrick O’Toole, vice-président, titres à revenus fixes mondiaux à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

La duration est un instrument de mesure de la sensibilité du prix d’une obligation à un changement des taux d’intérêt. Si, par exemple, la duration d’un portefeuille obligataire est de 6, et que les taux directeurs augmentent de 1 % au cours de l’année à venir, alors la valeur du portefeuille baissera de 6 %. Si le rendement annuel du portefeuille est de 2 %, l’investisseur aura perdu 4 % de sa valeur au bout du compte. À l’opposé, si les taux directeurs baissent de 1 %, le portefeuille gagnera 8 % en valeur.

Puisqu’une hausse des taux directeurs est dans l’air ces temps-ci, Patrick O’Toole recommande de réduire la duration des portefeuilles pour diminuer les pertes de valeur.

« Vendez vos titres à long terme et achetez plus de titres à court terme, par exemple de 1 à 5 ans. Ainsi, vous réduirez votre sensibilité aux taux d’intérêt. Quand ces derniers grimperont, il sera temps de vendre vos titres à court terme pour réinvestir dans le long terme, cette fois-ci avec de meilleurs rendements », explique l’expert.

« Également, la surpondération des obligations de sociétés est un bon moyen de se protéger. Pour plus de sécurité, vous pouvez acheter des noms connus, stables et prudents, comme les banques, les assureurs, les grands détaillants ou les télécommunications. Mais rappelez-vous que, contrairement aux gouvernements, ils ne peuvent pas prélever des impôts ou imprimer de l’argent pour vous rembourser; il faut qu’ils aillent gagner des revenus. Le risque est plus élevé, d’où les rendements plus attrayants. »

On peut aussi miser sur les titres à haut rendement. « Ils ont des notations plus faibles, souvent en raison du secteur industriel, du niveau d’endettement, ou de la jeunesse de l’entreprise. Mais ils offrent des rendements plus élevés, et sont moins sensibles aux variations de taux d’intérêt », dit Patrick O’Toole.

« Les hausses modestes de taux d’intérêt créent un bon environnement pour les obligations à haut rendement. Elles ont lieu quand l’économie est en croissance, ce qui signifie que les conditions financières des entreprises s’améliorent, et que le risque de défaut baisse. En général, quand le prix des obligations souveraines augmente, les titres de catégorie investissement ou à haut rendement surperforment dans le marché », poursuit-il.

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