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Gestionnaires en direct – Une autre bonne année pour le secteur financier?

5 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Les banques canadiennes continueront de bien faire en 2015, mais les compagnies d’assurance-vie ont encore plus de potentiel, juge Craig Jerusalim, gestionnaire de portefeuille pour Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« En 2014, le secteur financier s’est très bien porté grâce à l’appréciation des titres, à la croissance des revenus, à l’augmentation des dividendes, et à certains programmes de rachats d’actions », constate Craig Jerusalim.

L’année qui s’amorce verra certains coûts augmenter pour les banques canadiennes, notamment les investissements en technologies et en cybersécurité, selon l’expert. Cela ne les empêchera pas de rester stables et prévisibles, estime-t-il.

« Même si le bénéfice par action risque de croître lentement, soit de 3 à 5 %, on peut s’attendre à une hausse de 4 % des dividendes, ainsi que certains rachats d’actions et acquisitions. Au bout du compte, il est raisonnable d’espérer de 8 à 10 % de rendement sur ces titres. Alors si je ne trouve pas mieux que 10 % ailleurs, je continuerai d’acheter des titres bancaires. »

Cependant, s’il devait choisir entre les banques et les compagnies d’assurance-vie, Craig Jerusalim avoue un penchant pour ces dernières.

« Elles ont de meilleures occasions de croissance, leurs titres se vendent à un bon prix, elles sont bien exposées aux marchés internationaux, et elles pourraient profiter considérablement d’une hausse éventuelle des taux d’intérêt », énumère-t-il.

Quant à la faiblesse du huard, elle profitera aux entreprises canadiennes à condition de durer assez longtemps, pense Craig Jerusalim.

« Le dollar canadien devra rester bas pendant une certaine période avant qu’on puisse en voir les avantages. En effet, les manufacturiers de l’Ontario et du Québec qui ont survécu pendant la période de parité peuvent véritablement réussir dans le nouvel environnement. Ils n’y parviendront pas si le dollar remonte trop vite. Mais ça ne risque pas d’arriver de sitôt, étant donnée la santé actuelle de l’économie américaine. »

 

 

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