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Groupe TMX : Desjardins approuve la décision de l’AMF de regrouper les Bourses

14 avril 2008 | Commenter

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Le Mouvement des caisses Desjardins salue la décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’approuver la fusion des Bourses de Montréal et de Toronto. Il se dit satisfait des engagements obtenus par l’AMF quant à l’actionnariat du Groupe TMX, à sa gouvernance et à ses activités qui seront menées à partir de Montréal, dont la bourse canadienne des produits dérivés et la Corporation canadienne de compensation des produits dérivés. Il approuve aussi le rôle de régulateur qu’exercera l’AMF dans le domaine des produits dérivés.

Pour Desjardins, la mise en place du Groupe TMX est toujours le meilleur moyen d’assurer le rayonnement de l’expertise développée à Montréal dans ce secteur de pointe et de forte croissance. Par ailleurs, la fusion permet de mettre fin à l’incertitude face à l’avenir de la Bourse de Montréal à l’échéance de mars 2009.

Desjardins invite tout de même l’AMF à être aussi vigilant que possible afin de s’assurer que les engagements pris par le Groupe TSX soient pleinement respectés.

À l’Assemblée nationale, les réactions sont partagées. Le critique de l’opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, juge que rien dans cette entente ne garantit que les nouveaux produits dérivés ne se retrouveront pas plus tard dans d’autres bourses canadiennes.

L’opposition officielle déplore aussi que l’accord approuvé par l’AMF ne prévoit pas un nombre égal de membres provenant des Bourses de Montréal et de Toronto au conseil d’administration du TMX.

Au Parti québécois, le député François Legault, porte-parole en matière de finances, croit également qu’il est malheureux que le Québec perde un autre centre de décision au profit de Toronto.

La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, elle, a dit être satisfaite, vendredi, de l’approbation du projet par l’AMF. Pour elle, le fait que les produits dérivés restent à Montréal sous la gouverne de l’AMF est une bonne nouvelle. Elle apprécie aussi que l’entente prévoit qu’au moins un quart de la nouvelle Bourse devra résider au Québec.

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