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Haro sur les fonds équilibrés

23 mai 2006 | Commenter

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(23-05-2006)L’analyste Brian O’Neill de Morningstar Canada juge avec sévérité les fonds équilibrés dont l’appellation est trompeuse, selon lui.

Dans bien des cas, dit-il, les fonds équilibrés « sont simplement un mélange de fonds offerts par la même société » comportant des frais difficiles à justifier, car la valeur ajoutée n’est pas au rendez-vous. « Malgré le cortège de fonds équilibrés au pays, force est d’admettre que nous ici à Morningstar aurions de la difficulté à trouver plus d’une poignée de fonds vraiment recommandables », tranche-t-il.

Si les frais d’un fonds équilibré sont plus élevés que le RFG moyen pondéré des fonds sous-jacents, le gestionnaire doit alors ajouter «une bonne dose de valeur grâce à ses techniques de répartition de l’actif». Si ce n’est pas le cas, le jeu ne vaut pas la chandelle. Aussi bien acheter les fonds d’actions d’un côté, et les fonds à revenu fixe de l’autre.

Brian O’Neill exhorte aussi les investisseurs de se méfier des marques réputées. Il donne comme exemple le fonds Mackenzie Cundill mondial équilibré. Ce produit repose sur un portefeuille d’actions qui a connu des rendements faramineux, auquel le gestionnaire a ajouté une série d’obligations à court terme. Ces obligations ont été greffées au portefeuille afin de plaire aux investisseurs qui veulent profiter de l’expertise de Cundill dans la gestion des actions, sans toutefois subir le même degré de volatilité.

« Cependant, l’équipe de Cundill ne se spécialise pas dans la gestion des titres à revenu fixe. Aussi il serait peine perdue d’espérer une valeur ajoutée du côté obligataire. » Plutôt que d’acheter ce produit, recommande Brian O’Neill, il serait plus avisé d’acheter le fonds de valeur Mackenzie Cundill, produit d’actions mondiales de la société, ainsi qu’un bon fonds obligataire.

Évidemment, cette approche demande du travail et de l’analyse. Et c’est justement pour éviter ces tâches qu’on opte pour les fonds communs. Malheureusement, rappelle Brian O’Neill, la solution la plus simple n’est souvent pas la meilleure lorsqu’il s’agit de ce type de produit.

« Souvenez-vous que la création de portefeuilles et la paresse ne vont pas de pair et qu’il serait faux de croire qu’un fonds équilibré émis par une société qui fait une ou deux choses correctement sera nécessairement un choix judicieux », conclut-il.

Pour lire l’analyse de Brian O’Neill, cliquez ici :

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