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Haro sur les frais (encore une fois)

14 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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destruction_demolition_coupe_argent_dettes_conseillerLes investisseurs n’aiment pas payer des frais, c’est bien connu. Les professionnels du conseil financier, eux, redoutent parfois les questions sur le sujet. Mais ils devront en parler encore plus dès juillet 2016 avec l’entrée en vigueur du MRCC 2. Et ils ont tout intérêt à le faire ouvertement, car les investisseurs ont déjà été mis au courant par de nombreux articles dans les médias.

Le plus récent en date? Une chronique de Peter Hodson dans le Financial Post, qui propose cinq manières d’éviter des frais trop élevés. Sur 25 ans, des frais élevés peuvent coûter des centaines de milliers de dollars et faire la différence entre une retraite correcte et une retraite de rêve, peut-on y lire.

Le chroniqueur souligne aussi que la phase 2 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 2) risque de causer bien des surprises aux investisseurs, lesquels découvriront que sur certains produits, les institutions financières font plus de profits qu’eux.

Le premier conseil de Peter Hodson est d’ailleurs d’éviter les fonds qui rassemblent un très petit nombre de titres. Certains en comptent aussi peu que cinq, et pourtant l’investisseur paiera quand même des frais annuels de 1%. Il pourrait tout aussi bien s’acheter lui-même ces cinq actions, payer une commission et ne plus débourser de frais annuels.

Autres produits dans la mire du chroniqueur : les fonds communs, dans lesquels il suggère carrément de ne pas investir. Selon lui, bien des investisseurs seront sidérés de constater qu’ils paient 2 % de frais sur des fonds de titres à revenu fixe ne leur offrant même pas 2 % de croissance. Il avise aussi les conseillers de s’attendre à des coups de fil désagréables à ce sujet à partir de juillet…

PATIENCE

Le chroniqueur met aussi en garde les traders compulsifs. Beaucoup d’investisseurs rêvent de faire un profit intéressant en achetant à faible coût et en revendant à prix fort. Mais en multipliant les transactions, ils multiplient aussi les frais de transactions, et grugent leurs profits. Sans compter les taxes si le gain en capital se fait dans un compte non enregistré.

Les fameuses introductions en Bourse, spectaculaires ou pas, seraient quant à elles à éviter. « Les introductions en Bourse sont généralement plus risquées que les compagnies établies et, dans les faits, il est très rare d’en trouver une qui performe bien continuellement pendant plusieurs années », écrit Peter Hodson.

Enfin, les investisseurs sont invités à oublier les prix cibles des analystes. Selon le chroniqueur, ces prévisions encouragent les transactions quand les prix cibles sont trop bas. Lorsqu’ils sont trop hauts, les investisseurs conservent au contraire trop longtemps de mauvais titres.

Peter Hodson rappelle qu’il y a à peine neuf mois, JP Morgan avait fixé un prix cible de 383 $US pour l’action de Valeant. Il est actuellement de 63 $US, et de 11 $US chez Mizuho Securities. « En quoi cela nous aide-t-il? », s’interroge le chroniqueur.

Les investisseurs devraient plutôt investir, diversifier et garder leurs investissements à long terme, conclut-il.

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