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Économie

Hors REER, les clients s’y perdent un peu

12 novembre 2012 | Fabrice Tremblay | Commenter

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Lors d’un récent sondage, BMO a mesuré le niveau de compréhension qu’ont les Canadiens et les Québécois de termes financiers courants, ainsi que de certains produits et programmes.

Le mécanisme propre au REER semble maintenant être entré dans les mentalités. Ainsi, 74 % des Québécois considèrent qu’ils comprennent bien le REER. Une affirmation qui semble véridique, puisque lors d’un petit test faisant partie du sondage, 76 % des participants ont répondu qu’on ne paie pas d’impôt sur les sommes investies dans un REER que lorsqu’on les retire, ce qui est vrai.

En ce qui concerne les autres outils de placements, les résultats sont moins concluants. Une proportion de 61 % de Québécois affirme bien comprendre le CELI. Ce taux est de 72 % à l’échelle du Canada. Les niveaux de compréhension sont ensuite beaucoup plus bas, même pour des produits relativement simples comme les certificats de placement garanti (CPG) : une proportion de 56 % des répondants québécois disent bien connaître les CPG.

Le taux de connaissance du REEE est de seulement 47 %, celui de la Sécurité de la vieillesse, de 46 %, et celui du FERR, de 42 %. Malgré leur popularité croissante dans le domaine du placement, les fonds négociés en Bourse (FNB) ne sont connus que de 22 % des répondants québécois. Les résultats ne sont guère plus convaincants à l’échelle du Canada, où 24 % des consommateurs affirment connaître les FNB.

Plus préoccupant au Québec
Pour la totalité des termes financiers évalués dans le sondage, le taux de connaissance est inférieur au Québec par rapport à celui de l’ensemble du Canada. Ce sondage, dont les résultats sont cités dans le Rapport sur la littératie financière de 2012, a été effectué par la firme Pollara auprès d’un échantillon de 1000 Canadiens âgés de 18 ans et plus. À la lumière de ces résultats, BMO estime dans un communiqué que « les Québécois et les résidents des provinces de l’Atlantique affichent un niveau de compréhension des produits ou concepts financiers nettement inférieur à ceux des Ontariens ou des résidents de l’Ouest canadien ».

Plusieurs acteurs du milieu financier québécois mènent des efforts pour améliorer la « littératie financière » des jeunes.  Finance Montréal, l’AMF, le Ministère des finances, le ministère de l’Éducation et le CIRANO travaillent conjointement afin de réintroduire dans les écoles publiques du Québec, d’ici quelques années, un cours d’éducation économique.

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