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HSBC supprimera jusqu’à 50 000 postes dans le monde

10 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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La banque HSBC a annoncé hier qu’elle se séparera de près de 50 000 employés dans le cadre d’un plan de restructuration mondial, rapporte l’Agence France-Presse.

Présent dans près de 80 pays, le géant britannique prévoit supprimer entre 22 000 et 25 000 postes en fermant des agences, en réduisant certaines fonctions administratives, en généralisant l’usage des technologies numériques et en développant l’utilisation du libre-service chez ses clients.

Par la même occasion, il cédera ses opérations en Turquie et au Brésil, ce qui générera une autre réduction d’environ 25 000 postes. Si ces projets sont menés à terme, le groupe aura réduit ses effectifs totaux de près d’un tiers, passant de 295 000 employés en 2010 à 208 000 d’ici 2017.

Des économies de 4,5 à 5 G$ par an

Après un premier train de mesures réalisé entre 2011 et 2013, qui s’était déjà traduites par la suppression de quelque 50 000 emplois et la vente de 70 filiales, cette restructuration devrait entraîner des économies de 4,5 à 5 milliards de dollars par an d’ici 2017, selon HSBC.

Par ailleurs, plusieurs milliers de postes devraient être délocalisés dans des pays à « faible coût et haute qualité » de main-d’œuvre, si l’on en croit les données publiées sur le site Web de la banque.

HSBC veut réduire ses actifs à risques de 290 milliards de dollars et prévoit retrouver un taux de rendement des capitaux propres de plus de 10 % dans les deux ans. Parallèlement, elle entend accélérer ses investissements en Asie, qui sera son principal moteur de développement, et renforcer sa présence dans la gestion d’actifs et l’assurance.

Plus de présence sur le marché asiatique

Pour y parvenir, la banque, fondée à Hong Kong en 1865 pour financer le commerce de l’opium, a l’intention d’accroître sa présence dans le sud de la Chine et les pays d’Asie du Sud-Est, notamment aux Philippines, en Indonésie, en Malaisie et à Singapour, qui affichent des taux de croissance annuels supérieurs à 4 %.

Au cours des dernières années, le géant bancaire a été ébranlé par des scandales financiers à répétition. Il a notamment été impliqué dans plusieurs dossiers de blanchiment d’argent, de manipulation des marchés et de fraude fiscale sur une vaste échelle comme l’a révélé l’opération « SwissLeaks ».

Résultat, il a dû débourser des milliards de dollars d’amendes et d’indemnités dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, afin de solder ces affaires.

Vers un transfert du siège en Asie?

Cumulées avec diverses provisions et réparations, ces pénalités ont entraîné une baisse de son bénéfice net de 15 % l’an dernier.

Enfin, HSBC a détaillé 11 critères, parmi lesquels le niveau de croissance du pays, les taux d’imposition et l’attitude du gouvernement local envers le système bancaire, pour évaluer l’opportunité de transférer son siège londonien en Asie.

Cette évaluation sera conduite d’ici la fin de l’année et la banque a indiqué qu’un éventuel transfert s’étalerait sur deux ans.

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