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Immobilier

Hypothèque : les Canadiens en ont ras la dette!

18 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Les propriétaires canadiens veulent se libérer plus rapidement de leurs dettes et plusieurs prennent des mesures concrètes pour y parvenir, selon un sondage de la Banque Manuvie du Canada publié mardi.

Réalisée en ligne du 10 au 27 février par Research House auprès de 2 372 proprios dont le ménage gagne au moins 50 000 $, cette enquête révèle que quatre répondants sur 10 ont fait davantage de versements ou augmenté le montant de leurs versements hypothécaires en 2014.

En moyenne, les titulaires d’une hypothèque ont ainsi remboursé 6 300 dollars l’an dernier. Quelque 18 % ont effectué un versement supplémentaire, tandis que 17 % ont augmenté le montant de leurs versements et que 5 % ont fait les deux.

EN TÊTE DES PRIORITÉS FINANCIÈRES

La majorité (56 %) des personnes interrogées ont indiqué avoir réduit leur niveau d’endettement durant la dernière année, alors que seules 51 % l’avaient fait en 2013.

De plus, huit propriétaires sur 10 ont dit qu’être libérés de leurs dettes ou éviter d’en contracter davantage figurait en tête de leurs priorités financières.

Le sondage relève aussi que 79 % des proprios se disent prêts à prendre des mesures additionnelles pour réduire leur dépendance. Par exemple, près de la moitié d’entre eux (40 %) réduiraient sans problème leurs dépenses en restaurants et cafés, tandis qu’une autre moitié serait prête à sabrer dans le divertissement (cinéma, concert, événements sportifs, etc.).

En revanche, seuls deux propriétaires interrogés sur 10 accepteraient de diminuer leurs dépenses en services téléphoniques, Internet et câble.

UNE DETTE HYPOTHÉCAIRE DE 159 100 $

Malgré ces signes encourageants, l’endettement demeure une source de préoccupation pour de nombreuses personnes au pays, constate l’étude, qui note que la dette hypothécaire moyenne des détenteurs de maisons atteint 190 000 $.

Toutefois, ce montant varie grandement d’une province à l’autre, puisqu’il grimpe jusqu’à 242 300 $ en Alberta, alors qu’il est de «seulement» 127 300 $ dans l’Atlantique. Au Québec, la dette hypothécaire moyenne s’établit à 159 100 $.

MAL PRÉPARÉS EN CAS DE PROBLÈME

Les résultats du sondage suggèrent par ailleurs que de nombreux proprios ne possèdent pas de coussin financier suffisant en cas de perte d’emploi.

Ainsi, si le principal soutien de famille se retrouvait au chômage, un répondant sur six avoue qu’il aurait du mal à effectuer ses versements hypothécaires périodiques dès le premier mois. Et ce serait également le cas pour 27 % des sondés à compter du quatrième mois.

Enfin, l’étude montre que certains sont contraints de choisir entre rembourser leurs dettes et épargner suffisamment pour assurer leurs vieux jours : s’ils n’avaient plus de dettes, 70 % des propriétaires indiquent qu’ils affecteraient plus d’argent à leur épargne-retraite, tandis que 55 % s’offriraient des vacances et que 44 % rénoveraient leur maison.

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