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Hypothèques : le paradoxe des propriétaires québécois

4 avril 2011 | Commenter

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dollars_argent_maison_424C’est la conclusion tirée d’une étude réalisée par CROP sur l’épargne et l’investissement, qui démontre cependant le paradoxe de la vulnérabilité financière des jeunes propriétaires et des familles monoparentales.

Ainsi, l’initiative www.jecomprends.ca de la Banque Nationale Groupe financier révèle que 65 % des propriétaires ne s’inquièteraient pas d’une éventuelle hausse des taux hypothécaires. Précisément 27 % des répondants ont affirmé n’être « pas du tout » préoccupés et 38 %, « pas très souvent » préoccupés par la possibilité d’un tel scénario.

À la question « Êtes-vous préoccupé par la possibilité que vos paiements hypothécaires augmentent? », les jeunes couples et les propriétaires plus âgés semblent les plus sereins, se disant nullement préoccupés, dans une proportion de 53 % et 39 %, respectivement.

Cette tranquillité d’esprit s’explique par le fait que la majorité des propriétaires (61 %) ont une hypothèque à taux fixe, les protègeant ainsi à court terme des fluctuations des taux d’intérêt.

L’inquiétude se fait par ailleurs sentir chez les personnes seules, un faible ratio de 13 % d’entre elles mentionnant n’être « pas du tout » proccupées par une ponction supplémentaire à leur budget.

Le véritable portrait inquiète davantage
Malgré la confiance relative démontrée face à leur capacité de payer, une analyse approfondie révèle un portrait plus inquiétant de la situation des propriétaires québécois. Ainsi, si leurs paiements hypothécaires augmentaient de 100 $ par mois (l’équivalent d’une hausse de taux de 1 % pour un prêt de 200 000 $ sur 25 ans à 4 %), seulement la moitié des propriétaires (54 %) affirment qu’ils pourraient « facilement » continuer à faire leurs paiements hypothécaires, alors que 6 % ne pourraient plus s’en acquitter.

Dans la même veine, les familles monoparentales seraient particulièrement vulnérables, 14 % d’entre elles ne pourraient supporter une hausse hypothécaire de 100 $ par mois. En fait, 75 % d’entre elles sont cependant protégées pour l’instant puisqu’elles sont plus nombreuses que quiconque à avoir emprunté à taux fixe.

Les jeunes propriétaires auraient-ils été quant à eux trop gourmands lors de l’achat de leur première maison? C’est ce que semble vouloir démontrer le fait que 47 % des 18-34 ans possèdent un emprunt hypothécaire dont l’amortissement s’échelonne sur plus de 30 ans, ce qui laisse croire qu’ils ne disposaient peut-être pas de suffisamment d’argent pour emprunter sur une plus courte période.

D’ailleurs, et depuis le 17 janvier dernier, de nouvelles mesures encadrent les règles de l’emprunt hypothécaire au Canada. L’une de celles-ci concernent les prêts hypothécaires garantis par la SCHL qui auront désormais un amortissement maximal de 30 ans, comparativement à la période de 35 ans acceptée auparavant.

Au total, 1 814 questionnaires ont été remplis dans le cadre de ce sondage en ligne, qui s’est s’est déroulé du 3 au 23 décembre 2010.

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