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Économie

Il faudra des années pour s’ajuster à la chute des ressources

1er avril 2016 | La Presse Canadienne | Commenter

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Commodites-or-cuivre-petroleIl faudra vraisemblablement plus de deux ans pour que l’économie du pays s’ajuste complètement au choc des prix des produits de base, a estimé mercredi une responsable de la Banque du Canada.

Si les prix du pétrole devaient rester stables, un nouvel équilibre économique prendrait forme dans les prochaines années et celui-ci verrait la part du secteur des ressources naturelles rétrécir aux niveaux qui lui étaient propres avant la flambée des prix, a prédit la sous-gouverneure de la banque centrale, Lynn Patterson.

Dans le texte d’un discours qu’elle devait prononcer mercredi devant la Chambre de commerce d’Edmonton, Mme Patterson affirme que d’ici 2020, le secteur des produits de base ne devrait plus représenter que 40 % des exportations du Canada, une proportion en baisse par rapport à celle de 50 % qui prévalait en 2014.

Le scénario envisagé par la Banque du Canada suggère aussi que la part du secteur des matières premières dans l’ensemble des investissements des entreprises canadiennes pourrait se contracter à 40 %, par rapport à 56 % en 2014.

« La baisse des prix des produits de base fera reculer les revenus et réduira sans doute la production potentielle de l’économie », peut-on lire dans le texte du discours du Mme Patterson.

« Le caractère permanent ou provisoire de la perte potentielle de produit intérieur brut dépendra des capacités de production reconstituées dans les secteurs de l’économie hors ressources. »

DES SIGNES ENCOURAGEANTS… SAUF POUR LE PÉTROLE

Avec l’aide du dollar canadien, plus faible, les industries autres que celles liées aux produits de base ont commencé à donner des signes d’amélioration.

Les provinces productrices de pétrole ont été particulièrement touchées par la chute des prix. Mme Patterson a noté dans son discours que les prix du pétrole étaient inférieurs de plus de 60 % à leur sommet de la mi-2014.

« Compte tenu de la dynamique de l’offre à laquelle nous sommes confrontés actuellement, il est fort peu probable qu’ils retrouvent les niveaux antérieurs au cours des prochaines années », a-t-elle indiqué.

Le discours de la sous-gouverneure était le premier événement public d’un membre de la Banque du Canada depuis le dépôt du budget fédéral, la semaine dernière à Ottawa.

Mme Patterson a noté dans son discours que les prévisions économiques révisées de la banque centrale, qui seront comprises dans son prochain Rapport sur la politique monétaire, devraient tenir compte des mesures fiscales annoncées dans le budget du nouveau gouvernement libéral.

En janvier, la Banque du Canada avait prédit une croissance de 1,5 % pour l’année 2016 et une croissance de 2,5 % pour 2017.

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