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Il y a trop d’information, croient la majorité des dirigeants québécois

31 juillet 2008 | Commenter

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Les dirigeants du Québec se disent majoritairement submergés (59 %) par la quantité d’information dont ils disposent, 78 % croient que leur personnel pourrait partager l’information plus efficacement, et 72 % disent qu’ils pourraient prendre des décisions plus éclairées avec des outils d’analyse plus efficaces de l’information. C’est ce que soutient un récent sondage de SAS et Léger Marketing.

Le sondage révèle également que la pénurie de personnel qualifié, les coûts d’exploitation et les taxes et réglementations gouvernementales peuvent menacer les profits des entreprises du Québec.

Par ailleurs, même si 94 % des dirigeants croient à l’importance d’avoir accès à l’information pour prendre des décisions d’affaires plus éclairées, seul un sur dix dit toujours disposer d’information exacte et opportune et 25 % affirment toujours recevoir de l’information utile.

« Dans l’ère numérique actuelle, c’est l’information en temps opportun, et non le temps, qui est de l’argent, déclare Jean-François Ouellet, professeur en marketing à HEC Montréal. Puisqu’il y a tellement de données disponibles aujourd’hui, les entreprises qui maîtrisent la transformation de données en information d’affaires utile bénéficieront assurément d’un avantage par rapport à celles qui ne sont pas en mesure de le faire. » L’intelligence d’affaires serait donc un facteur clé de succès, selon le professeur.

La quantité d’information disponible en milieu de travail augmente rapidement. C’est pourquoi 76 % des dirigeants du Québec jugent que l’intelligence d’affaires est critique au succès de leur entreprise. Pourtant, 49 % mentionnent que leur entreprise utilise actuellement un logiciel d’intelligence d’affaires pour analyser ses données.

Les résultats du sondage démontrent aussi que :
– Selon la majorité (66 %) des dirigeants, leur entreprise pourrait fonctionner plus efficacement avec des outils d’intelligence d’affaires.
– Pour plus de la moitié (56 %), les PDG possèdent le plus d’information provenant de l’intelligence d’affaires.
– Les services du marketing et des relations publiques auraient le plus grand besoin d’information découlant de l’intelligence d’affaires (21 %), suivis des ventes (17 %) et du service à la clientèle (15 %).
– Pourtant, seul un répondant sur dix croit que les services des finances, de l’exploitation et de la fabrication comptent le plus sur l’intelligence d’affaires.

« La clé de la réussite, c’est de permettre à tous les employés de l’entreprise d’accéder à de l’information opportune et utilisable, déclare Mario Ianniciello, directeur principal de la région de l’Est chez SAS Canada. De nombreux dirigeants perçoivent l’intelligence d’affaires strictement comme un outil de marketing. En fait, on réalise un important rendement des investissements lorsque les finances et l’exploitation utilisent les outils d’intelligence d’affaires pour analyser les données et prendre des décisions plus éclairées. »

Entre outre, le sondage révèle que les entreprises québécoises pourraient rencontrer certains obstacles importants. Par exemple, 54 % de leurs dirigeants croient que la pénurie de personnel qualifié est la plus grande menace à peser sur l’avenir des entreprises au Québec. Ils s’inquiètent aussi des coûts de main-d’oeuvre et de fabrication (29 %), ainsi que des taxes et réglementations gouvernementales (29 %). Un dirigeant sur cinq croit que ce sont plutôt la montée du huard et les acquisitions étrangères des entreprises établies au Québec qui menacent le plus l’avenir des entreprises du Québec.

La productivité au travail représente le plus important enjeu commercial (36 %), suivie par les besoins de contrôler les coûts d’exploitation (33 %) et d’assurer un rendement des investissements (27 %). Un quart des dirigeants québécois croit que ce sont plutôt la satisfaction de la clientèle et les réglementations gouvernementales. Finalement, 16 % voient la mondialisation et la concurrence hors Québec comme la plus importante menace. Les sondés pouvaient donner plus d’une réponse.

La plupart des dirigeants (63 %) croient que leur entreprise est concurrentielle grâce à la qualité de ses produits et services. Cependant, seulement 14 % voient la technologie de l’information comme facteur clé de leur avantage concurrentiel.

« La mondialisation crée de nouvelles pressions concurrentielles, montre M. Ouellet. À l’heure actuelle, les entreprises doivent innover et utiliser l’information aussi efficacement que leurs concurrents pour simplement rester dans la course. » M. Ianniciello ajoute que « les entreprises québécoises doivent tirer profit des données qui sont disponibles autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur entreprise » afin de rester concurrentielles.

Léger Marketing a mené le sondage en ligne pour SAS Canada entre le 23 mai et le 2 juin 2008. Un échantillon représentatif de 374 décideurs québécois occupant un poste de cadre supérieur rend ce sondage exact à +/- 5 %, 19 fois sur 20.

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