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Imitez les investisseurs institutionnels

25 septembre 2009 | Commenter

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Vous êtes en train de revoir le portefeuille de placements de vos clients à la lumière de leur aversion au risque ? Cessez de vous casser la tête sur la répartition idéale de leurs actifs et imitez plutôt les investisseurs institutionnels, recommande Michael Cooke, vice-président des stratégies alternatives à Invesco Trimark.

En effet, les investisseurs institutionnels, comme ceux qui gèrent des fondations privées et des caisses de retraite, s’en tirent généralement mieux que les autres, surtout en période de déconfiture des marchés. Comment ? En investissant dans des actifs faiblement corrélés avec les actions et les obligations.

Devant un parterre de 300 conseillers réunis à Toronto, Michael Cooke a expliqué que ces investisseurs chevronnés consacrent habituellement moins de 50 % de leurs portefeuilles aux actions et aux obligations négociables. Le reste des actifs est placé dans des produits de base facilement liquidables, des biens immobiliers, des titres agricoles et des fonds de couverture. « Leur grande crainte est l’inflation, a-t-il souligné. Et ils s’organisent pour y faire face.  »

Évidemment, la grande majorité des conseillers a difficilement accès à ces produits spécialisés. Cependant, Michael Cooke note que l’offre a considérablement évolué au cours des dernières années, et que des fonds auparavant réservés aux investisseurs institutionnels sont maintenant accessibles au public.

Les fonds de couverture et autres produits alternatifs semblent bien implantés dans l’univers des investisseurs. Aux États-Unis, un sondage réalisé en juin auprès de 152 institutions financières montre que les gestionnaires ont augmenté les investissements dans ces produits au cours des 12 derniers mois.

Certes, la construction d’un portefeuille comprenant des actifs faiblement corrélés aux marchés traditionnels peut aider les investisseurs à traverser les périodes difficiles. Mais avant de se lancer dans des transactions sophistiquées, il importe de mesurer d’abord les impacts fiscaux d’une telle opération.

Doug Carroll, vice-président à la planification successorale chez Invesco Trimark, fait remarquer que les hauts salariés et les cadres supérieurs sont susceptibles de perdre leur emploi, surtout en ces temps difficiles. Il serait donc contre-productif de prendre du temps à réorganiser un portefeuille REER « si le client doit puiser dedans à la suite d’une perte d’emploi », note Doug Carroll.

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