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Immobilier : inabordables, les maisons?

30 octobre 2013 | La rédaction | Commenter

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Le marché immobilier résidentiel canadien est moins abordable qu’il ne l’a jamais été depuis 25 ans, estiment les économistes du Mouvement Desjardins. Les prix des propriétés, qui ont progressé plus rapidement que les revenus des ménages au 3e trimestre, ainsi que la légère remontée des taux hypothécaires expliquent ce fléchissement de l’accès à la propriété.

Malgré le recul de l’abordabilité, le niveau n’est que légèrement inférieur à la moyenne depuis la fin des années 1980. « Il faudrait assister à une détérioration beaucoup plus importante pour freiner l’élan du marché immobilier résidentiel au Canada », concluent les experts de Desjardins.

Les ventes de propriétés, qui ont chuté à la suite de l’entrée en vigueur des nouvelles règles du gouvernement fédéral à l’été 2012, ont d’ailleurs repris une tendance haussière depuis quelques mois. La remontée des taux hypothécaires au cours de l’été a provoqué un effet d’empressement auprès des acheteurs. « Plusieurs d’entre eux sont passés à l’action, craignant que les taux hypothécaires ne montent davantage », note Desjardins.

L’activité du marché immobilier résidentiel du pays devrait cependant se stabiliser au cours des prochains mois. Les prix des propriétés, qui sont historiquement élevés dans les principales agglomérations du pays, devraient finir par refroidir graduellement les acheteurs.

Au Québec, « aucun marché n’est considéré comme historiquement abordable », affirment les économistes de Desjardins. Sherbrooke et Québec figurent même parmi les agglomérations coûteuses au pays, au même titre que Vancouver!

Bien que les prix des propriétés soient beaucoup moins élevés que sur la côte ouest, les revenus que touchent les ménages de ces deux régions sont nettement inférieurs, ce qui rend plus difficile l’achat d’une propriété.

La capacité financière d’acquérir une propriété au Québec est demeurée pratiquement stable au 3e trimestre de 2013, soit un peu en deçà du niveau moyen qui prévaut depuis la fin des années 1980.

« Alors que les prix des propriétés continuent de monter au Canada, ceux-ci semblent se stabiliser au Québec », souligne Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins.

L’augmentation des prix des résidences a fait une pause à Montréal et à Québec en raison du surplus de condos. La hausse des prix s’essouffle dans ce segment de marché à Québec alors qu’une légère baisse est amorcée à Montréal. La progression des prix se poursuit toutefois pour les maisons unifamiliales, dont le marché est globalement équilibré.

La hausse des prix des propriétés s’est poursuivie à Gatineau, Sherbrooke, Saguenay et Trois-Rivières et l’abordabilité s’est par conséquent détériorée au 3e trimestre.

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