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Immobilier : le risque de surévaluation toujours bien présent

4 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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À l’échelle canadienne, le risque de surévaluation des marchés immobiliers demeure présent, mais la situation tend à s’améliorer, estime la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans l’édition 2015 de son cadre d’analyse et d’évaluation des prix des logements (AEPL).

Afin d’évaluer les conditions problématiques de marché, l’AEPL se base sur quatre facteurs de risque : la surchauffe, l’accélération de la croissance des prix des logements, la surévaluation et la construction excessive.

Si Montréal et Québec avaient été identifiés en tant que marchés hautement surévalués (code rouge) dans le cadre de l’analyse parue en 2014, la situation a quelque peu évolué, du moins du côté de Montréal, qui passe au code jaune (risque modéré). Québec demeure en mode code rouge, du fait d’une demande revue à la baisse et de la hausse des prix de logement dépassant celle du revenu personnel disponible.

La Vieille Capitale et Toronto (code jaune) demeurent aussi sous observation en raison d’indicateurs concernant un autre facteur de risque, celui de la construction excessive. L’étude rapporte effectivement que le nombre de copropriétés en construction dans ces marchés « se rapproche des sommets historiques. »

La SCHL entend ainsi surveiller de près le secteur de la copropriété, vecteur de problématiques en raison de sa grande abondance et de sa croissance continue anticipée. Le dernier inventaire d’unités construites invendues est ainsi passé de 1 800 en mars 2013 à 2 780 en 2015. Pas moins de 10 741 unités ont été rapportées en chantier en mars 2015, une situation susceptible d’aggraver la situation, selon la SCHL

Perspective pancanadienne

Selon la SCHL, le marché canadien est actuellement surévalué de 3 % ou 4 %, selon la valeur moyenne des estimations de prix. L’étude fait état d’un seuil de risque avoisinant les 8 %, calculé d’après des indices de sous-évaluation de 10 % et de surévaluation de 15 % relevés dans certaines zones.

Regina et Winnipeg présenteraient des conditions problématiques élevées, résultat de la combinaison de plusieurs facteurs de risque. À Regina, l’accélération des prix, la surévaluation et la construction excessive observée dans le secteur du condo sont perçues comme néfastes. À Winnipeg, même constat, l’accélération des prix en moins.

Tous codés vert (risque faible), les marchés de Saskatoon, Edmonton, Halifax, Ottawa, Saint-John et Calgary n’inquièteraient pas outre mesure, bien qu’un léger risque de surévaluation ait été détecté dans ce dernier.

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