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Immobilier : les acheteurs à la merci d’une hausse des taux d’intérêt

21 octobre 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Il suffirait que les taux d’intérêt augmentent de 2 % pour que la majorité des Québécois actuellement en quête d’une maison soient forcés de modifier leur projet d’achat, affirme un sondage publié hier par BMO.

L’enquête d’opinion conclut qu’une telle hausse réduirait l’accessibilité à la propriété pour près des trois quarts (73 %) des acheteurs potentiels dans la Belle Province (contre 67 % à l’échelle nationale).

Forcés de revoir à la baisse

Près du tiers (31 %) des Québécois sondés pourraient difficilement se permettre d’acheter une maison dans leur fourchette de prix actuelle, mais ne réduiraient pas pour autant leur budget d’achat (24 %, en moyenne, au pays).

De leur côté, 30 % des répondants de la province seraient forcés de baisser leur fourchette de prix et de se contenter d’une demeure moins chère, tandis que 12 % seraient exclus du marché (13 % des Canadiens en général).

Seuls un quart (27 %) des acheteurs potentiels assurent qu’une hausse de deux points de pourcentage ne modifierait pas leur projet (33 % dans l’ensemble du Canada).

Des effets plus marqués dans les grandes villes

Selon BMO, l’effet d’une telle hausse serait amplifié dans le marché des maisons à prix élevé de la côte Ouest. Spécialement à Vancouver, où 22 % des acheteurs potentiels seraient contraints de quitter le marché de l’habitation (soit près de deux fois le pourcentage national).

Au contraire, les acheteurs de Calgary sont ceux qui supporteraient le mieux ce changement, puisque seuls 9 % d’entre eux devraient annuler leur projet d’achat pour cette raison. À Montréal, environ 14 % des futurs acquéreurs se verraient dans l’obligation d’y renoncer.

« Les prix dans les trois marchés les plus actifs [Calgary, Toronto et Vancouver] augmentent plus rapidement que le revenu des familles, ce qui a pour effet de diminuer l’accessibilité à la propriété. La hausse rapide et continue des prix dans ces villes les rendra plus vulnérables en cas de choc, qu’il soit économique, de taux d’intérêt ou autre », avertit Sal Guatieri, économiste principal à BMO.

Test de résistance

Pour limiter le risque d’endettement, BMO recommande aux futurs acheteurs d’évaluer la stabilité de leur prêt hypothécaire en le soumettant à un test de résistance à l’aide d’un taux d’intérêt plus élevé.

Selon l’institution financière, nombre d’entre eux, particulièrement dans les grandes villes, « doivent tenir compte de différents facteurs et évaluer la probabilité qu’ils puissent rembourser leur prêt à long terme ».

L’enquête a été effectuée en ligne par Pollara du 10 au 15 septembre auprès d’un échantillon national de 1005 personnes désireuses d’acquérir une nouvelle demeure au cours des cinq prochaines années.

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