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Immobilier : les acheteurs expérimentés ont l’avantage

28 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

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Les acheteurs expérimentés représenteront la majorité des futurs propriétaires dans la région métropolitaine de Québec, conclut un sondage effectué pour le compte de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) et du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

Menée en ligne à l’automne auprès de 5659 Québécois de 18 ans ou plus, cette enquête d’opinion, qui n’incluait que des personnes responsables du paiement de l’hypothèque ou du bail de l’endroit où elles habitaient, portait notamment sur leurs intentions d’achat et de vente au cours des cinq prochaines années.

Le profil des futurs acheteurs

Selon le sondage, quelque 25 % des ménages de la région métropolitaine de Québec considèrent « très » ou « assez » probable qu’ils acquièrent une propriété durant cette période.

Parmi ceux qui prévoient acheter une résidence d’ici cinq ans, 57 % sont déjà propriétaires, alors que 43 % n’ont encore jamais franchi le pas. De leur côté, les couples sans enfant et ceux dont les enfants ont quitté le foyer familial représentent 71 % des acheteurs potentiels. Enfin, 22 % des ménages envisagent l’achat d’un appartement en copropriété.

« Outre le prix, la proximité des services et la proximité du lieu de travail, qui sont les trois principaux critères d’achat, la sécurité du voisinage représente le critère le plus important pour les acheteurs expérimentés, tandis que la proximité au transport en commun constitue le critère le plus important pour les premiers acheteurs », précise Paul Cardinal, directeur de l’analyse de marché à la FCIQ.

Les acquéreurs plutôt prudents récemment

L’enquête, qui visait aussi à dresser le profil des récents acheteurs, révèle par ailleurs que 66 % des ménages ayant acquis une propriété au cours des cinq dernières années ont versé une mise de fonds d’au moins 10 % (cette proportion est de 48 % chez les premiers acquéreurs).

À noter que le tiers des récents acheteurs ont eu recours au RAP (régime d’accession à la propriété) et que cette proportion grimpe à 53 % chez les premiers acheteurs. Près de quatre acheteurs sur cinq (78 %) ont choisi un terme hypothécaire de quatre ans ou plus et, dans la majorité des cas, celui-ci était assorti d’un prêt à taux d’intérêt fixe.

Enfin, 46 % des récents acheteurs ont contracté une marge de crédit hypothécaire lors de l’achat de leur propriété, mais dans plus de la moitié des cas (54 %) celle-ci n’est pas utilisée (solde nul ou de moins de 1000 dollars).

« Nous constatons que les acheteurs investissent une part importante de leurs avoirs dans leur logement et qu’ils gèrent leur emprunt prudemment. D’ailleurs, l’enquête révèle que 47 % [d’entre eux] ont investi plus de 20 % de la valeur de leur propriété en mise de fonds, ce qui est rassurant pour les promoteurs et un investisseur comme nous », se félicite Normand Bélanger, président-directeur général du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

Le profil des futurs vendeurs  

Quelque 15 % des ménages de la région métropolitaine de Québec considèrent « très » ou « assez » probable qu’ils vendent leur maison au cours des cinq prochaines années.

Parmi ceux qui envisagent cette possibilité, un tiers sont retraités et 30 % perçoivent un revenu de plus de 100 000 dollars annuellement. En outre, 71 % des futurs vendeurs prévoient acheter une autre propriété, tandis que 6 % ont plutôt l’intention d’habiter dans leur résidence secondaire et que 23 % pensent louer.

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