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Immobilier : les bas taux d’intérêt dopent les ventes

21 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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La faiblesse des taux d’intérêt hypothécaires a encouragé les acheteurs et fait grimper les ventes de maisons au pays, qui ont atteint ces derniers mois leur plus haut niveau depuis plusieurs années, selon les dernières données de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

Le nombre d’habitations revendues en juin a en effet atteint un nombre record pour ce mois, et environ les deux tiers de tous les marchés locaux d’un océan à l’autre ont montré des augmentations dans ce domaine par rapport à l’an dernier, souligne l’association.

LE MARCHÉ STIMULÉ PAR TORONTO

Au total, ses membres ont ainsi recensé 56 839 transactions le mois dernier, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période en 2014.

Toujours en juin, l’indice des prix des propriétés de l’ACI a progressé de 5,43 % par rapport à juin 2014, tandis que le prix de vente moyen national s’est établi à 543 560 dollars, soit 9,6 % de plus qu’il y a un an.

Selon l’économiste Gregory Klump, de l’ACI, l’activité nationale a été stimulée par le volume de ventes record observé dans la région de Toronto. Celui-ci estime en outre que les chiffres pour la Ville Reine auraient été encore plus élevés s’il n’y avait eu une pénurie d’inscriptions dans le segment des maisons unifamiliales.

UN FREIN POUR L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ

Par ailleurs, le Financial Post a dévoilé il y a quelques jours que le gouvernement fédéral étudiait la possibilité de relever le pourcentage de mise de fonds requis pour acheter une propriété afin de limiter les risques de bulle immobilière.

Aujourd’hui, la mise de fonds minimale pour une maison individuelle est de 5 %. Et selon les spécialistes du secteur, son éventuel relèvement aurait des conséquences importantes pour les acheteurs, notamment dans les deux villes où les prix flambent le plus, c’est-à-dire Toronto et Vancouver.

Toutefois, une source proche du dossier a indiqué au quotidien torontois qu’Ottawa n’avait encore rien décidé.

PÉRIODE D’AMORTISSEMENT RÉDUITE?

De son côté, le canal Argent rapporte qu’Ottawa envisagerait également de réduire à 20 ans la période d’amortissement lors de l’achat d’une propriété.

Réduire cette durée de 25 à 20 ans « aurait un impact majeur », affirme Denis Doucet, directeur de Multi-Prêts, interrogé par le site web d’information.

Pour une hypothèque de 250 000 dollars, par exemple, cela peut vouloir dire un paiement supplémentaire de 200 dollars par mois, précise-t-il. Sa conclusion? Une telle mesure freinerait l’accès à la propriété, en particulier pour les premiers acheteurs, qui auront plus de mal à se qualifier.

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