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Immobilier : les logements sont inabordables

27 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Près du tiers des propriétaires canadiens considèrent que le marché immobilier de leur région n’est « pas suffisamment abordable » et 11 %, qu’il n’est « pas abordable du tout », selon un nouveau sondage de Banque Manuvie.

Un peu plus de la moitié (51 %) d’entre eux trouvent que le logement dans leur région est «suffisamment abordable » et seulement un répondant sur dix trouve qu’il est « très abordable ».

La perception de l’abordabilité diffère d’une région à l’autre, les propriétaires des provinces de l’Atlantique sont plus susceptibles (83 %) de trouver que le logement dans leur région est abordable, alors que ceux de la Colombie-Britannique le sont moins (39 %).

Le sondage a également révélé que les répondants qui résident dans les plus grandes zones urbaines du Canada (Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et Montréal) sont beaucoup moins susceptibles de qualifier leur marché immobilier d’abordable (46 %) que ceux d’ailleurs au pays (68 %). Ce sont les répondants de Vancouver qui ont le moins l’impression que le logement est abordable (33 %).

Enfin, le propriétaire canadien moyen affiche une dette hypothécaire de 175 000 $ et ils sont deux sur trois à s’attendre à une hausse des prix du logement dans la prochaine année.

MANQUE DE LIQUIDITÉS

Des statistiques intéressantes car les prix du logement peuvent nuire à d’autres aspects des finances des propriétaires. Même si près de trois propriétaires sur quatre (73 %) se disent tout à fait ou relativement prêts à faire face à une dépense imprévue – voiture à réparer, chaudière à remplacer –  d’autres résultats suggèrent que ce n’est peut-être pas le cas.

Par exemple, plus d’un propriétaire sur trois (38 %) a manqué d’argent au moins une fois dans la dernière année.

Bien que certains d’entre eux ont eu accès à une marge de crédit (33 %) ou à un fonds d’urgence (23 %), d’autres ont dû avoir recours à leur carte de crédit à taux d’intérêt élevé (32 %) ou emprunter de l’argent auprès d’un membre de leur famille (14 %).

« Le problème auquel sont confrontés plusieurs Canadiens est que leurs dépenses peuvent fluctuer de manière considérable alors que leur revenu est relativement stable d’un mois à l’autre, affirme Rick Lunny, président et chef de la direction de la Banque Manuvie du Canada.

L’accès à un fonds d’urgence ou à une marge de crédit à faible taux d’intérêt sont de bonnes solutions pour pallier ces fluctuations. Toutefois, si votre plan B consiste à utiliser une carte de crédit à taux d’intérêt élevé ou à emprunter de l’argent à un membre de votre famille, il pourrait nuire inutilement à vos finances ou à vos relations. »

LA VALEUR DU CONSEIL

Le montant du fonds d’urgence de plusieurs Canadiens suggère également qu’ils sont moins préparés qu’ils ne le croient. Moins d’un propriétaire sur quatre (24 %) a mis de côté plus de 5 000 $ pour parer aux urgences, et la moitié des répondants ont affirmé ne disposer que de « 1 000 $ ou moins » ou ne pas connaître le montant de leur fonds d’urgence.

« Il est judicieux de pouvoir compter sur un fonds d’urgence, mais disposer d’un montant élevé alors que vous êtes endetté a peu de sens, commente M. Lunny. Dans certains cas, il est plus judicieux d’utiliser une partie de ce fonds pour réduire votre dette et de compter sur une marge de crédit à faible taux d’intérêt pour faire face aux dépenses imprévues plus importantes. »

Aussi, le revenu médian du ménage (85 000 $) des propriétaires qui font appel à un conseiller (56 %) est identique à ceux qui n’en ont pas (44 %), mais les premiers semblent en meilleure santé financière.

Ils sont moins nombreux à avoir augmenté leur taux d’endettement dans la dernière année (17 % contre 22 % des propriétaires qui font affaire avec un conseiller financier), se sentent tout à fait ou relativement prêts à faire face à une dépense imprévue (80 % contre 65 %) et leur fonds d’urgence est plus important (moyenne de 4 500 $ contre 2 000 $).

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