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Immobilier : les prix feront du sur-place au cours de la prochaine décennie

19 mars 2013 | Ronald McKenzie

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Les propriétaires de maisons ne doivent pas s’attendre à voir la valeur de leurs actifs immobiliers s’apprécier significativement au cours des prochaines années, prévient la Banque Scotia.

Le numéro trois bancaire au pays estime en effet que le ralentissement depuis longtemps annoncé de l’activité sur le marché de l’habitation est déjà bien amorcé et que les changements démographiques au Canada influeront sur la demande de maisons pendant des décennies.

Ce rapport de la Banque Scotia vient corroborer ce que les économistes de la Banque TD avaient annoncé la semaine dernière, à savoir que les prix des maisons ne devraient pas dépasser 2 % par année durant la prochaine décennie.

La Banque Scotia constate que les ventes de maisons ont chuté de plus de 10 % par rapport au printemps dernier et se situent maintenant en deçà des moyennes historiques dans la plupart des grandes villes. « Les prix quant à eux se stabilisent, et les conditions du marché redeviennent équilibrées », note-t-elle.

Elle ajoute que les changements démographiques, particulièrement le vieillissement de la population canadienne, auront d’importantes répercussions sur la demande d’habitations dans les prochaines décennies. Contrairement à certaines prévisions, il n’y aura pas de ventes massives d’origine démographique dans le secteur de l’immobilier. Cependant, le vieillissement de la population pourrait faire diminuer les taux de roulement dans le logement, ainsi que les ventes et les inscriptions.

De plus :

* L’augmentation rapide du nombre de ménages composés d’une seule personne constitue une autre tendance démographique qui influe de façon importante sur les préférences en matière de logement. « La proportion de ces ménages devrait continuer d’augmenter au cours des deux prochaines décennies, ce qui est en grande partie attribuable au vieillissement de la population, et particulièrement à une hausse du nombre de veuves vivant seules », signale l’institution bancaire.

* L’immigration aura une incidence déterminante sur la demande d’habitations au cours des deux prochaines décennies, car la formation de nouveaux ménages au Canada est de plus en plus le fait des immigrants principalement. Bien que la majorité des nouveaux arrivants s’installent d’abord dans des logements locatifs, la plupart d’entre eux finissent par devenir des propriétaires.

* Par rapport aux ménages composés de personnes nées au Canada, les ménages d’immigrants sont plus susceptibles d’habiter dans les grands centres urbains et les villes de taille moyenne, « ce qui pourrait faire en sorte que la demande d’habitations et les prix des maisons soient relativement plus élevés dans ces régions », indique la Banque Scotia.

 

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