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Immobilier : les prix pourraient grimper de 5 à 6 % en 2014

8 juillet 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Le marché canadien de l’habitation demeurera « chaud » jusqu’à la fin l’année, les prix des résidences devant grimper grâce aux faibles taux d’intérêt et à l’augmentation de la demande, selon un récent rapport des services économiques de la Banque TD.

Celle-ci a révisé à la hausse ses prévisions pour le secteur immobilier, misant sur un gain moyen des prix des maisons de 5 à 6 % d’ici à la fin de l’année.

« Davantage de vigueur est peut-être en train de bouillonner sous la surface », a indiqué à La Presse canadienne Diana Petramala, économiste à la TD et auteure du rapport.

Faiblesse des taux d’intérêt

En février, l’institution financière avait prévu que les ventes de résidences au pays allaient se ralentir et elle avait alors jugé que le marché était surévalué d’environ 10 %. Elle n’avait pas donné d’estimation précise en ce qui a trait à de possibles hausses ou reculs des prix.

Ces prévisions reposaient sur la croyance que les taux d’intérêt hypothécaires grimperaient au printemps, mais ceux-ci sont plutôt restés près de leurs creux historiques et ont continué à stimuler la demande.

La faiblesse des taux d’intérêt a profité aux immeubles en copropriété, une catégorie de logements dans laquelle les prix sont « à leur plus favorable ». Les premiers acheteurs qui pourraient avoir été poussés hors du marché plus tôt pourraient aussi être de retour grâce aux taux d’intérêt, ce qui a en partie fait croître la demande pour les maisons unifamiliales.

En mai, le prix moyen des habitations revendues affichait une hausse de 7,1 % sur un an, surpassant ainsi sa croissance moyenne sur 10 ans.

Un marché favorable aux acheteurs

Mais au-delà des perspectives à court et moyen termes, le marché immobilier canadien devrait ralentir une fois qu’augmenteront les taux d’intérêt et le nombre des habitations disponibles, a expliqué Diana Petramala.

Selon elle, ces facteurs devraient être suffisants pour que le marché redevienne favorable aux acheteurs.

« Une demande plus faible, jumelée à une augmentation des inscriptions, fera probablement du marché canadien de l’habitation un marché favorable aux acheteurs au cours de la prochaine année et demie », a précisé l’économiste.

« Alors que les acheteurs de résidence auront plus de choix, leur pouvoir de négociation augmentera et la tension sur les prix diminuera », a-t-elle conclu, parlant « d’atterrissage en douceur » de ce secteur.

 

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