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Immobilier montréalais : « Le pire est derrière nous »

10 juillet 2014 | La rédaction | Commenter

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Le prix des maisons unifamiliales sur l’ensemble du territoire montréalais est resté à la hausse au deuxième trimestre par rapport à la même période l’an dernier, indique une étude publiée hier par Royal LePage.

De plus, l’écart d’inventaire entre les maisons unifamiliales et les condominiums semble se rétrécir, estime l’entreprise immobilière, « ce qui laisse présager un retour à la normale, le fossé s’étant creusé au fil des derniers trimestres ».

« Puisque nous naviguons toujours dans un marché d’acheteurs et que l’inventaire demeure tout de même élevé, on remarque une pression à la baisse sur le prix des propriétés », constate Dominic St-Pierre, directeur pour la région du Québec chez Royal LePage.

« Les vendeurs qui acceptent de réduire un peu leur prix selon leur secteur et leur type de propriété semblent avoir plus de succès, poursuit-il. Il est important aussi de rappeler qu’une baisse de prix éphémère pourrait avoir un impact positif, en diminuant l’inventaire disponible et en relançant de façon soutenue le marché immobilier dans la grande région de Montréal. »

Légère augmentation du prix des propriétés

Le prix moyen des propriétés sur le territoire métropolitain a légèrement augmenté au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2013, constate Royal LePage.

Le prix moyen des maisons individuelles de plain-pied s’est accru de 2,6 % pour atteindre 296 250 dollars, celui de la maison standard à deux étages a augmenté de 1,7 % pour se fixer à 404 357 dollars, tandis que celui des condominiums est demeuré stable, passant de 239 528 à 239 611 dollars.

Les mises en chantier décollent

L’inventaire des condominiums au deuxième trimestre s’est accru de 10 % dans la région montréalaise. Sur la Rive-Nord, la ville de Laval a connu une hausse d’inventaire de 19,4 % du côté de l’unifamiliale et de 8,5 % dans le marché de la copropriété.

Sur la Rive-Sud, Brossard et Longueuil ont échappé à des hausses d’inventaire significatives, le marché du condominium à Longueuil ayant même fait face à une baisse des inscriptions.

Quant aux mises en chantier, qui étaient restées stables lors du dernier trimestre, elles se sont accrues de 17 % sur l’Île.

Dominic St-Pierre affirme que cette augmentation de la construction neuve « favorise un certain dynamisme ». Toutefois, nuance-t-il, il faudra surveiller de près le marché de la revente, car il « pourrait se retrouver dans l’ombre de ces nouvelles propriétés ».

L’activité immobilière en baisse

Alors que les trois premiers mois de l’année avaient enregistré une hausse des ventes, le deuxième trimestre a connu un net ralentissement, dû entre autres à un printemps tardif et au recul du marché de l’emploi, estime Royal LePage.

Ainsi, les ventes ont diminué de 4,8 % pour l’ensemble des types de propriétés. Et de façon plus spécifique, les maisons individuelles de plain-pied ont subi une baisse des ventes de 11,1 %.

« Cette baisse d’intérêt envers la maison individuelle de plain-pied pourrait s’expliquer en partie par une préférence des Montréalais pour les autres types d’habitations qui optimisent davantage l’espace disponible », suggère Dominic St-Pierre.

Longueuil fait toutefois exception, puisque ce secteur a dépassé les attentes avec une augmentation de l’activité immobilière de 11,3 % pour les maisons individuelles de plain-pied et de 9,7 % pour les maisons standards à deux étages.

À noter que Laval est la région où la baisse des ventes a été la plus importante.

Les prévisions pour 2014

À la lumière des récentes statistiques du marché immobilier, Royal LePage prévoit que la deuxième moitié de l’année sera « beaucoup plus forte que la première ».

« Malgré un début de trimestre moins convaincant, les mois de juin et de juillet indiquent déjà un regain solide des ventes », explique Dominic St-Pierre.

« Le pire est derrière nous »

« Avec le creux historique des taux hypothécaires, l’économie québécoise qui reprend tranquillement du service et la pression à la baisse sur le prix des maisons, le pire est derrière nous. Nous prévoyons un recul des ventes de 2,5 % pour l’ensemble de 2014, suggérant qu’elles se stabiliseront au cours des mois à venir. »

D’ici la fin de l’année, l’analyste prévoit par ailleurs que le prix moyen des propriétés connaîtra une hausse de 1,7 % dans la région de Montréal.

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