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Immobilier : prévisions à la hausse pour 2016

15 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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calculatrice_hypotheque_maison_immobilier_premier_achat_425Le marché immobilier résidentiel québécois devrait connaître une hausse d’activité de 3 % en 2016, révèlent les plus récentes données de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), publiées hier.

Il s’agirait d’une deuxième année consécutive de croissance, après le rebond des ventes de 5 % enregistré en 2015.

« L’embellie qu’a connue le marché de la revente en 2015 se poursuivra en 2016, du moins pour la période du printemps, qui est la période la plus active pour l’achat d’une habitation, affirme Paul Cardinal, directeur du service analyse du marché de la FCIQ. La demande d’habitations en 2016 sera soutenue par des taux d’intérêt faibles, une légère amélioration du solde migratoire, des gains d’emplois modestes et un maintien de la confiance des consommateurs à son niveau actuel. »

La FCIQ prévoit ainsi que le nombre de ventes atteindra 76 000 transactions dans le courant de l’année, contre 74 207 l’an dernier. Avec 39 000 transactions, la région métropolitaine de Montréal enregistrerait elle aussi une hausse de 3 %. Il s’agirait de l’année la plus active depuis 2012.

TIMIDE HAUSSE DES PRIX

Il faudra cependant s’attendre à des hausses de prix plutôt timides, croit la Fédération. Le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec devrait gagner seulement 1 % en 2016 pour atteindre 233 000 $. Si l’on tient compte de l’inflation, il s’agira en fait d’une stagnation, voire d’un léger repli.

La grande région de Montréal fera légèrement meilleure figure, avec des prix en hausse de 2 % pour les unifamiliales (295 000 $). La valeur des copropriétés progressa quant à elle de 1 %, pour atteindre 240 000 $, prévoit la FCIQ.

« Globalement, les marchés de l’unifamiliale et des plex seront relativement équilibrés, ne conférant aucun avantage clair ni du côté du vendeur ni du côté de l’acheteur lors des négociations, tandis que le marché de la copropriété restera à l’avantage des acheteurs, commente Paul Cardinal. L’offre excédentaire dans le segment de la copropriété devrait commencer à se résorber lentement en 2016. »

UN BILAN 2015 RÉJOUISSANT

La présentation de ces prévisions hier a également été l’occasion pour la FCIQ de dévoiler les chiffres de 2015. À l’échelle de la province, les ventes de propriétés résidentielles ont ainsi augmenté de 5 % par rapport à 2014, une première en trois ans.

Dans la région métropolitaine, 37 935 ventes ont été réalisées au cours de l’année 2015, soit une hausse de 6 % par rapport à 2014 et une première augmentation d’activité en cinq ans. Les régions de Gatineau, Québec et Sherbrooke enregistrent elles aussi des hausses, tandis que les secteurs Saguenay et Trois-Rivières affichent plutôt des baisses.

La FCIQ souligne par ailleurs que l’année 2015 se termine sur une bonne note, le nombre de transactions ayant bondi de 7 % au Québec au quatrième trimestre, pour un total de 15 769 ventes. Les secteurs de Montréal et de Gatineau ont particulièrement bien fait, avec des hausses des ventes de 9 % et 8 % respectivement par rapport au quatrième trimestre de 2014.


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