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Immobilier : risque modéré de surévaluation à Montréal et Québec

14 août 2015 | La rédaction | Commenter

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Le risque de surévaluation des prix sur les marchés immobiliers de Montréal et Québec est jugé « modéré » par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). La situation est toutefois plus inquiétante dans d’autres villes canadiennes.

Dans la métropole québécoise, l’un des plus grands facteurs de risque identifiés est la construction excessive, le nombre de copropriétés en construction se situant près des sommets historiques. « Une saine gestion des stocks est nécessaire pour éviter que ces copropriétés en construction demeurent invendues au moment de leur achèvement », soutient la SCHL. Des risques similaires existent également à Toronto et Ottawa.

À Montréal comme à Québec, les risques de surévaluation sont également causés par le ralentissement de la demande chez les accédants à la propriété et à la faible progression du revenu personnel disponible.

TORONTO, WINNIPEG ET REGINA EN ZONE ROUGE

Dans l’ensemble du pays, le risque de surévaluation se maintient à un niveau « modéré », mais trois villes, Toronto, Winnipeg et Régina, présentent un risque « élevé ».

À l’autre bout du spectre, les marchés de Vancouver, Calgary, Edmonton, Ottawa et Halifax sont exposés à un « faible » niveau de risque, juge la SCHL

« À l’échelle nationale, la SCHL continue à déceler un risque modéré de surévaluation. Toutefois, notre évaluation globale du risque de conditions de marché problématiques varie d’un centre à l’autre en raison des différences régionales sur les marchés de l’habitation. Les déséquilibres observés sur des marchés locaux de l’habitation pourraient être éliminés si la baisse des prix des logements se maintient ou si la conjoncture économique s’améliore », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.

Publié tous les trimestres, le cadre d’analyse et d’évaluation des prix des logements de la SCHL est conçu pour évaluer la conjoncture du marché de l’habitation en tenant compte des facteurs économiques, financiers et démographiques qui l’influencent.

FACTEURS DE RISQUE À MONTRÉAL

Le risque de surévaluation est attribuable au ralentissement de la croissance de la demande chez les accédants à la propriété et à la progression relativement modeste du revenu personnel disponible. Le nombre de copropriétés achevées et invendues a considérablement augmenté au cours des deux dernières années. Une saine gestion des stocks est nécessaire pour éviter que les nombreuses copropriétés en construction à l’heure actuelle demeurent invendues au moment de leur achèvement.

FACTEURS DE RISQUE À QUÉBEC

Le risque de surévaluation s’explique par le ralentissement de la croissance de la demande chez les accédants à la propriété depuis 2012 et la progression relativement modeste du revenu personnel disponible. Après avoir atteint un sommet en 2013, le nombre de copropriétés achevées et invendues a diminué. Toutefois, l’offre de copropriétés demeure élevée sur le marché de la revente.

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