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Insolite : des cartes cadeaux échangeables contre… des actions

16 décembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Argent_cadeaux_425À l’heure où les marchés financiers font face à l’essoufflement de la croissance mondiale, un petit malin a eu l’idée saugrenue de rendre l’achat d’actions plus accessible grâce à des cartes cadeaux, rapporte Le Monde.

Évidemment, cela se passe aux États-Unis, ironise le quotidien français, qui trouve que cette fois-ci, « l’Amérique pousse le bouchon un peu plus loin en inventant la Bourse accessible sur présentoir, à l’épicerie du coin ».

Depuis quelques semaines, plusieurs enseignes de la grande distribution chez nos voisins du Sud, notamment Kmart, Office Depot et, très bientôt, Toys’R’Us, ont commencé à vendre les premières « cartes cadeaux » échangeables contre… des titres cotés à la Bourse de Wall Street.

APPLE, COCA-COLA, FACEBOOK…

Cette idée vient du fondateur de la start-up californienne Stockpile, Avi Lele, qui souhaitait depuis longtemps offrir des actions à ses neveux et nièces, mais avait fini par y renoncer en raison de la complexité administrative de l’opération.

Cet ancien avocat, par ailleurs expert en brevets, a alors décidé de simplifier les choses et enregistré sa société comme courtier en valeurs mobilières auprès de la Securities and Exchange Commission. Et il pourrait y trouver son compte, puisque Stockpile perçoit une première commission d’environ cinq dollars, puis d’un dollar pour chaque transaction effectuée.

Pour l’heure, Apple, Facebook, Coca-Cola et une quinzaine d’autres valeurs sont disponibles sous forme de carte plastifiée d’une valeur de 25, 50 ou 100 $. Mais les parents les plus « imaginatifs » peuvent aussi acheter des fonds reproduisant l’indice S&P 500, ou encore une once d’or ou d’argent.

…ET WALT DISNEY POUR LES PLUS PETITS

Le montant qui figure sur ces cartes peut ensuite être converti en fractions d’action, si la valeur de cette dernière est supérieure. Pour valider l’acquisition du titre, explique Le Monde, il suffit d’aller sur le site web de la société concernée, qui passe l’ordre d’achat au cours atteint ce jour-là.

Toutefois, afin de pallier la possible (et logique) déception des chères têtes blondes à la vue de ce cadeau pour le moins inattendu, Avi Lele suggère de cibler les investissements non pas en fonction des profits qu’ils pourraient générer, mais plutôt en collant aux centres d’intérêt de l’enfant.

Ainsi, un jeune sportif risquerait de trouver son compte en recevant une action Nike, tandis que Walt Disney pourrait intéresser les plus jeunes et que Netflix comblerait peut-être un adolescent accro aux séries télé.

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