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Insolite : Goldman Sachs réduit le temps de travail de ses stagiaires

25 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Un an après le décès brutal d’un jeune employé qui effectuait un stage à Bank of America, Goldman Sachs a décidé de limiter le nombre d’heures effectuées par ses stagiaires, rapporte Le Figaro.

« Rentrez chez vous avant minuit », « Travaillez dur, mais pas trop », « Ayez des centres d’intérêts en dehors de la compagnie »… Tous les stagiaires qui travailleront chez Goldman Sachs devraient désormais recevoir ces consignes.

Ces recommandations interviennent juste un an après la mort de Moritz Erhardt, un Allemand de 21 ans qui effectuait un stage de sept semaines à Londres chez BofA Merrill Lynch. Le jeune homme avait été retrouvé inconscient, victime d’une crise d’épilepsie, après avoir travaillé 72 heures d’affilée et passé trois nuits blanches au bureau.

COUVRE-FEU À MINUIT

Une situation qui s’était répétée à huit reprises au cours des deux semaines précédentes sans que ses supérieurs s’en alarment, avait alors révélé l’enquête.

Soucieuse de ne pas écorner davantage son image de marque, Goldman Sachs a donc décidé d’instaurer un règlement interne destiné à améliorer la qualité de vie de ses stagiaires, avec notamment l’interdiction de travailler plus de 17 heures par jour.

Pour s’assurer que cette règle serait respectée, la banque d’affaires a mis en place une sorte de couvre-feu faisant en sorte qu’ils devront avoir quitté avant minuit leur lieu de travail et qu’ils ne pourront pas y arriver le matin avant sept heures.

« JEUNES DIPLÔMÉS PRÊTS À TOUT »

Cette mesure fait suite à une série de réformes mises en places par plusieurs banques anglo-saxonnes, afin d’améliorer les conditions de travail de ses salariés « juniors », note Le Figaro. Ainsi, depuis un an, la banque exige déjà d’eux qu’ils ne se trouvent pas dans ses locaux entre le vendredi soir, 21 heures, et le dimanche matin, 9 heures.

Le milieu de la finance est réputé particulièrement dur psychologiquement et physiquement, rappelle le quotidien français.

« Horaires à rallonge, compétition et stress sont le lot quotidien de ce secteur dans lequel les suicides et burn-out ne sont pas rares, décrit-il. Une réputation qui ne l’empêche pas de rester très attractif pour les jeunes diplômés, parfois prêts à tout pour intégrer une grande banque. »

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