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Insolite : les banquiers ne mettront pas les pieds dans son resto

18 février 2016 | La rédaction | Commenter

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Photo : Alexandre Callet

Photo : Alexandre Callet

Parce qu’il s’est vu refuser un crédit, le propriétaire d’un restaurant gastronomique de Rueil-Malmaison, dans la banlieue parisienne, a décidé d’interdire son établissement aux banquiers, rapporte Le Figaro.

En homme d’affaires avisé, il a néanmoins précisé qu’ils pourraient y déjeuner à condition de payer un droit d’entrée de… 70 000 euros (environ 107 000 $), soit le montant de l’emprunt qu’il n’a pas obtenu!

Le menu placardé à l’entrée du restaurant Les Écuries de Richelieu, répertorié dans le fameux Guide Michelin, annonce clairement ses couleurs : « Chiens acceptés, Banquiers interdits (sauf droit d’entrée de 70 000 euros) ».

IL DÉNONCE UN « SABOTAGE PERMANENT »

Âgé de 30 ans, Alexandre Callet souhaitait lancer un second établissement après « avoir réalisé sa meilleure année, non seulement en matière de rentabilité, mais également de chiffre d’affaires », précise Le Figaro.

Toutefois, il s’est heurté au refus de toutes les institutions financières qu’il a contactées. Par cette provocation, explique le quotidien, le jeune entrepreneur entend dénoncer le « sabotage permanent du tissu économique français ».

En 2008 déjà, lorsqu’il avait voulu ouvrir son premier restaurant, il avait dû se battre contre les banques, qui refusaient de lui prêter de l’argent.

« J’ai dû essuyer une vingtaine de refus avant d’obtenir un crédit », raconte-t-il.

« LES BANQUIERS NE FONT PAS LEUR MÉTIER »

Ouvrir un autre restaurant « n’aurait dû être qu’une formalité, puisque mes crédits sont totalement remboursés et que Les Écuries de Richelieu génère une excellente marge », enrage Alexandre Callet.

Sauf que rien ne s’est déroulé comme prévu, puisqu’une seule banque lui a répondu, par la négative et sans lui motiver ce refus. Quant aux autres, elles n’ont même pas pris en compte sa demande.

« Restaurateurs, entrepreneurs, nous sommes tous dans la même situation : à chaque fois que nous souhaitons lancer un business, nous devons nous mettre à quatre pattes », déplore le jeune homme en colère, qui conclut : « Aujourd’hui, les banquiers ne font pas leur métier! »

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