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Insolite : les banquiers suisses ne bougent plus!

12 novembre 2013 | La rédaction | Commenter

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De peur d’être arrêtés, de nombreux banquiers suisses ne quittent plus leur pays depuis que les États-Unis traquent l’évasion fiscale, affirme l’hebdomadaire helvétique Le Matin Dimanche.

« Selon moi, environ 1000 banquiers suisses n’osent plus se rendre aux États-Unis, voire tout simplement à l’étranger », a déclaré le président de la chambre de commerce américano-suisse Martin Naville.

Les banques suisses sont connues pour avoir accepté des dizaines de milliards de dollars non déclarés de la part de citoyens américains, même si désormais elles refusent cet argent.

Les autorités américaines n’ont pas rendu publique l’identité des banquiers qui font l’objet d’enquêtes, mais, selon Le Matin Dimanche, une trentaine de noms figureraient sur leurs listes. « Les États-Unis prouvent qu’ils peuvent frapper où ils veulent, quand ils veulent. Et, avec eux désormais, les États européens », souligne l’hebdomadaire, qui constate qu’une atmosphère paranoïaque règne dans l’industrie bancaire suisse.

Les informations du journal interviennent une semaine après l’arrestation en Italie de l’ancien numéro trois de la banque suisse UBS, Raoul Weil, qui était recherché par les États-Unis. L’homme de 54 ans avait été inculpé par une cour fédérale américaine pour son rôle présumé dans l’évasion fiscale des États-Unis vers la Suisse.

Selon la cour américaine, Raoul Weil et ses complices auraient aidé des clients à soustraire au fisc américain quelque 20 milliards de dollars. Raoul Weil, qui a constamment nié ces accusations, essaie d’empêcher son extradition par l’Italie vers le pays de Barack Obama.

« Par sécurité, nous conseillons à toutes les personnes qui ont régulièrement visité des clients aux États-Unis de s’abstenir de voyager », conseille la secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banques.

Certaines banques genevoises exhortent leurs employés vivant du côté français de la frontière à s’installer à l’intérieur de la Suisse pour éviter d’être inquiétés. « Je ne sors même plus de Zurich », a déclaré au Matin Dimanche un banquier ayant requis l’anonymat.

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