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Insolite : quand le financement participatif sert à divorcer

5 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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divorce_fille_separation_coeur_brise_425Un site web américain offre depuis quelques semaines aux internautes la possibilité d’assumer les coûts de leur divorce grâce au financement participatif, rapporte BFMTV.

Cette idée pour le moins surprenante a été lancée par la plateforme Plumfund, fondée il y a une dizaine d’années par le couple Sara et Josh Margulis, qui assurent avoir voulu répondre ainsi à une demande de plus en plus grande.

« Un divorce est l’un des plus grands changements de la vie. Il implique aussi bien des frais juridiques que d’autres dépenses, par exemple pour trouver un nouveau logement, de nouveaux meubles et faire face à des dépenses imprévues », expliquent-ils sur leur site.

UNE FORME DE SOUTIEN MORAL ET FINANCIER

« Vous avez besoin de soutien pendant cette étape, et pas seulement émotionnel mais également financier. Monétiser de manière responsable le divorce est très important, car 50 % des mariages se soldent par un échec », justifie Kevin O’Leary, l’un des investisseurs de Plumfund et ancien dragon de Dragons’ Den (la version anglophone de Dans l’oeil du dragon), cité par Madame Figaro.

De son côté, Sara Margulis affirme que certains de ses proches se sont retrouvés sur la paille à l’issue d’une séparation difficile, en raison notamment des frais de l’avocat qu’ils avaient engagé pour leur procédure de divorce.

En outre, « le divorce étant encore souvent considéré comme un moment honteux dans la vie, les personnes à qui cela arrive ont tendance à puiser dans leurs réserves et à ne pas réclamer d’aide », souligne la cofondatrice de Plumfund. Dans ce contexte, le crowdfunding « devient un moyen pour l’entourage de dire “ nous sommes avec toi et nous te soutenons ”. Ça ne doit plus être un tabou », ajoute-t-elle.

PREMIERS CONCERNÉS : LES PROCHES

L’initiative du projet revient justement à la jeune femme après qu’elle ait lancé un appel à amasser des fonds pour soutenir un ami en train de divorcer. « C’était formidable de voir tous ses proches lui venir en aide », raconte-t-elle sur le site américain Quartz.

Ce nouveau service s’adresse en effet d’abord aux amis et à la famille des personnes concernées, puisqu’il semble peu probable qu’un individu finance le divorce de quelqu’un qu’il ne connaît pas.

Pour l’instant, la section « divorce » de Plumfund compte environ 130 demandes de financement, mais Sara et Josh Margulis s’attendent à ce que ce nombre s’envole, à l’heure où divorcer, chez nos voisins du Sud, est de plus en plus fréquent… et coûteux.

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