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Insolite : un fonds DSK

25 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Même s’il est brûlé sur la scène politique, Dominique Strauss-Kahn continue d’intéresser de nombreux gouvernements pour son expertise économique.

Il lancera en effet un fonds d’investissement le 1er janvier prochain, rapporte Le Monde.

Bien conscient de la fascination qu’il exerce sur nombre de dirigeants économiques et politiques, l’ex-directeur du Fonds monétaire international a décidé de se reconvertir dans le conseil financier destiné aux pays émergents et à leurs riches investisseurs.

Pour cela, il s’est associé il y a près d’un an avec le financier franco-israélien Thierry Leyne au sein d’une banque d’affaires baptisée LSK & Partners (pour Leyne, Strauss-Kahn & Partners), établie à Genève, en Suisse.

Objectif : deux milliards de dollars

Et aujourd’hui, il s’apprête à lancer un fonds d’investissement, qu’il pilotera lui-même, pour de (très) riches investisseurs chinois, moyen-orientaux et russes.

Son but est de réunir deux milliards de dollars américains, qu’il collectera auprès de grandes fortunes, de fonds de pension et de fonds souverains, tous situés hors de la zone euro.

« Nous en sommes déjà à plusieurs centaines de millions de dollars collectés. L’idée, c’est de traduire en investissements l’analyse macroéconomique de Dominique Strauss-Kahn. Il s’agira d’une gestion globale et mondiale, diversifiée, dans tous les pays et toutes les [catégories] d’actifs », a expliqué au Monde Thierry Leyne.

« Le fonds ne sera pas spéculatif, mais reposera sur des paris à deux, trois, voire cinq ans, précise l’associé de DSK. Une analyse tactique de l’environnement nous permettra de réagir vite. Et le fonds lui-même sera extrêmement “liquide”, avec, pour nos clients, des sorties possibles tous les mois. »

Jusqu’à 192 000 $US la demi-heure

Toutefois, les conseils de l’ancienne étoile montante du Parti socialiste français ne seront pas gratuits, c’est le moins qu’on puisse dire.

En effet, selon le site Capital.fr, DSK facture ses interventions à prix d’or, ses tarifs variant de 64 000 à 192 000 $US… la demi-heure !

Des prix qui n’ont pas rebuté les clients, note Capital.fr, puisqu’une société Internet chinoise, un groupe de média sud-coréen et le gouvernement serbe se sont déjà offerts ses services.

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