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Insolite : une première ville cotée en Bourse

3 août 2015 | La rédaction | Commenter

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Située dans le désert au bord de la mer Rouge, en Arabie Saoudite, King Abdullah Economic City (Kaec) est une ville cent pour cent privée et la première au monde à être cotée en Bourse, rapporte Le Figaro.

En construction depuis 2006, elle occupera une superficie de 180 km2, environ la même taille que Washington. Et si elle n’est aujourd’hui habitée que par 4 000 personnes, ses infrastructures ont été prévues pour en accueillir deux millions d’ici 2035.

COÛT TOTAL ESTIMÉ : 100 G$

Son territoire est divisé en quatre grands secteurs : une zone résidentielle, une zone industrielle, un port, qui devrait être capable de traiter 20 millions de conteneurs par an, et une marina. Mais pour l’instant, 15 % de la ville seulement a été développé et seuls 90 km de routes sont opérationnels.

Pour construire cette cité, le gouvernement saoudien a signé un accord de partenariat public-privé avec le groupe immobilier Emaar Properties, de Dubaï.

Alors que son coût total est estimé à plus de 100 milliards de dollars, Kaec est cotée à hauteur de 30 % à la Bourse saoudienne depuis 2006. Le reste des parts est détenu par Emaar Properties (30 %) et d’autres grandes entreprises (40 %).

« Dans cette ville nouvelle, ce qui paraît le plus surprenant, c’est l’absence totale de toute taxe foncière et de taxe d’habitation! », s’étonne Le Figaro.

ADMINISTRÉE PAR UN PDG

En effet, ses habitants, tout comme les entreprises qui y sont implantées, doivent simplement acquitter des « frais de services » pour la collecte des ordures ménagères, la sécurité, l’eau ou certains loisirs, « le tout étant traité directement par des prestataires privés et non publics », précise le quotidien.

Autre particularité : King Abdullah Economic ne possède pas de municipalité ou de gouvernement local. Résultat, la vie quotidienne n’y est pas administrée par un maire élu mais par… le PDG d’Emaar Properties, Fahd Al-Rasheed.

Toutefois, bien que Kaec se distingue parce qu’elle est cotée en Bourse, elle n’est pas pour autant la seule ville entièrement privatisée, rappelle Le Figaro.

« ZEE TOWN », EN CALIFORNIE

Ainsi, à Lavasa, à 200 km au sud-est de Bombay, en Inde, tous les services sont gérés par des entreprises privées. De même, Tianjin Eco-City, en Chine, et Songdo, en Corée du Sud, sont aussi des villes en construction 100 % privées.

Enfin, aux États-Unis, une ville privée destinée aux quelque 10 000 employés de Facebook pourrait également bientôt sortir de terre, indique le quotidien français. Bâtie dans la baie de San Francisco, cette cité imaginée par Mark Zuckerberg, et pour l’instant baptisée « Zee Town », est estimée à 200 milliards de dollars, soit le double de Kaec.

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