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Assurance

Investir à l’étranger grâce aux CAAE

19 novembre 2010 | Commenter

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terre_planete_globe_argent_monnaie_425Négocier des actions américaines à partir d’une Bourse canadienne est rendu un jeu d’enfants. Mais acheter des actions véritablement « étrangères », comme celle du géant minier australien BHP Billiton (qui essaie de mettre la main sur la canadienne Potash Corp.) ou du brasseur brésilien AmBev, demande plus de travail. Heureusement, le processus est simplifié grâce aux « certificats américains d’actions étrangères » (CAAE), dit Gail Bebee, chroniqueuse financière à Morningstar Canada.

Les CAAE sont des documents confirmant la propriété d’une ou de plusieurs actions ou de fractions d’actions d’une société non américaine. Ils sont émis par une banque dépositaire américaine comme BNY Mellon, Citibank ou Deutsche Bank. Ils se négocient comme des actions sur les principales places boursières américaines : la Bourse de New York, le NASDAQ ou la NYSE Amex. Les actions sous-jacentes d’un CAAE coté en Bourse s’achètent sur la Bourse dont la société est originaire et sont détenues par une banque gardienne dans le pays d’origine.

Gail Bebee souligne qu’il y a de nombreux avantages à investir dans des sociétés étrangères dont les CAAE se négocient sur une Bourse américaine :

– Habituellement, il s’agit de multinationales bien établies qui ont peu de chances de faire faillite.

– Les CAAE sont offerts dans toutes les maisons de courtage au Canada, y compris les courtiers à escompte. Les procédures d’achats et de vente sont les mêmes que pour les actions américaines.

– Les transactions, et notamment les versements de dividendes, se font toutes en dollars américains, ce qui limite les problèmes de gestion de devises.

– Les dividendes et autres distributions que versent les entreprises étrangères sont convertis en dollars américains à des taux avantageux.

– Les CAAE doivent répondre aux exigences de la Securities and Exchange Commission des États-Unis. Leur transparence est donc identique à celle de tout autre titre américain coté en Bourse.

– Ces sociétés doivent suivre les principes comptables généralement reconnus aux États-Unis ou les normes internationales d’information financière.

Gail Bebee note que les actions de nombreuses sociétés étrangères ne sont pas disponibles ici par l’intermédiaire des CAAE. Les investisseurs qui veulent les négocier doivent se les procurer sur les Bourses où elles sont échangées.

Dans ce cas, ils doivent faire affaire avec les courtiers HSBC InvestDirect ou TD Waterhouse. Le premier permet d’exécuter des transactions en ligne pour des actions cotées aux Bourses de Hong Kong, Londres, Paris et Francfort. Il offre un accès téléphonique à 30 autres places boursières. Les transactions sont réglées en 11 devises différentes.

TD Waterhouse, lui, permet d’exécuter des transactions en ligne pour des actions cotées aux Bourses de Londres, Sydney, Bruxelles, Paris, Francfort, Hong Kong, Milan, Amsterdam, Singapour et Madrid. Ces transactions sont réglées en sept devises.

« Les commissions forfaitaires de TD Waterhouse sont généralement bien moins chères que les commissions de HSBC InvestDirect basées sur un pourcentage, prévient la chroniqueuse. Ainsi, une transaction de 25 000 livres sterling à la Bourse de Londres coûte 29 livres chez TD Waterhouse. Par contre, chez HSBC InvestDirect, ces frais s’élèvent à 0,45 % du montant de la transaction, soit 112,50 livres. L’exotisme a un prix !

Mais est-ce vraiment nécessaire de se casser autant la tête ? Non, dit Gail Bebbe. Les CAAE, les fonds négociés en Bourse et les fonds communs d’actions internationales peuvent réaliser un objectif semblable sans causer autant de tracas, «nous laissant plus de temps pour jouir des bonnes choses de la vie », conclut-elle.


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