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Économie

Investir en Europe malgré la crise? C’est possible!

12 mars 2012 | Commenter

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Les difficultés économiques de l’Europe devraient persister pendant un moment. Les investisseurs ne devraient pas pour autant renoncer à leur allocation d’actifs en actions européennes. Le défi est de choisir des titres qui vont bien résister aux soubresauts à venir.

Un des avantages de plusieurs grandes compagnies basées en Europe est que leurs activités sont réellement internationales, souligne Sonita Horvitch à Morningstar.ca. Bon nombre de compagnies européennes connaissent du succès dans les marchés émergents, comme le Brésil. Détenir ces actions permet donc de bénéficier aussi de la croissance de pays qui sont situés à l’extérieur du continent européen.

Environ 30 % des revenus des entreprises figurant dans un portefeuille européen peuvent provenir des marchés émergents. C’est ce qu’estime Michael Hatcher, directeur de la recherche et gestionnaire de portefeuille chez Placements Trimark. Pour les compagnies dont les activités sont essentiellement situées en Europe, M. Hatcher préfère choisir des secteurs qui sont à l’abri de la crise financière. Il privilégie ainsi les « biens et services d’un luxe abordable et qui impliquent des achats répétés ».

Secteurs défensifs
Le Fonds Europlus Trimark détient actuellement 31 % de ses actifs dans les biens de consommation courante, et 17 % dans les actions de soins de la santé, pour un total de 48 % dans les secteurs défensifs.

Parmi les cinq principales actions détenues par le fonds, on retrouve le fabricant de cigarettes British American Tobacco. Le siège social de cette entreprise, considérée comme un producteur de biens de consommation de base, est au Royaume-Uni. Ses actions sont aussi négociées à la Bourse de New York (BTI).

« L’industrie mondiale du tabac est un oligopole, avec un petit nombre d’acteurs principaux », note M. Hatcher. Dans son approche de placement, ce gestionnaire favorise souvent les secteurs où il y a un petit nombre de participants et d’importantes barrières à l’entrée.

Compagnies suisses
Dans le secteur des soins de la santé, le portefeuille détient deux compagnies pharmaceutiques suisses mondiales, Roche AG et Novartis AG. Toujours dans ce secteur, M. Hatcher a sélectionné la compagnie Sonova Holding AG, basée également en Suisse. Cette compagnie est l’un des trois fabricants d’appareils auditifs qui dominent le marché à l’échelle mondiale. « Ce sont des appareils compliqués, et il y a d’importantes barrières à l’entrée », indique M. Hatcher à Morningstar.ca.

Dans le secteur des services financiers, qui est plus à risque, M. Hatcher a choisi la firme de gestion d’actifs Azimut Holding S.p.A, basée en Italie. Même si le gouvernement du pays a un problème d’endettement, une partie de la population fortunée a de l’argent à investir, souligne le spécialiste.

Trimark a annoncé cette semaine qu’elle nommait M. Hatcher gestionnaire principal du Fonds Trimark, le produit phare d’Invesco Canada dans la catégorie Actions mondiales. M. Hatcher détient une maîtrise de la London School of Economics.

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