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Économie : Lanaudière sous la loupe de Desjardins

21 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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Desjardins publie aujourd’hui une étude de marché ciblant la région de Lanaudière, après avoir déjà scruté celles de l’Estrie, des Laurentides, de la Montérégie et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Voici quelques-uns de ses points saillants relevés par Chantal Routhier, économiste au Mouvement, concernant notamment le secteur des investissements.

Une croissance vigoureuse

La croissance économique devrait légèrement s’accélérer en 2015 et en 2016, mais elle demeurera néanmoins un peu en deçà de la moyenne provinciale.

Durant cette période, les investissements devraient se maintenir à des niveaux avoisinant la moyenne des cinq dernières années, soit aux alentours de 3 G$, spécialement dans le secteur de la construction, car « des projets d’envergure se réaliseront sur le territoire ».

« Les perspectives sont bonnes, puisque l’emploi devrait progresser et le taux de chômage diminuer, et ce malgré la récente fermeture d’Electrolux. De plus, une stratégie de relance économique a été mise en place dans la MRC de l’Assomption », indique Chantal Routhier.

En parallèle, la région continuera de bénéficier du dynamisme de la grande région montréalaise, surtout en matière d’investissements.

Nombreuses occasions d’affaires

Ainsi, Telus injectera 116 M$ cette année afin d’améliorer son offre de service et une ligne électrique à 735 kV sera érigée entre le Saguenay–Lac-Saint-Jean et Montréal, un projet de plus de 1 G$, qui aura aussi des retombées locales.

La reconstruction du pont Champlain et la réfection de plusieurs autres infrastructures routières, dont l’échangeur Turcot, pourraient également générer des occasions d’affaires pour les entreprises lanaudoises.

Par ailleurs, un projet de 500 M$, qui s’étendra sur 5 à 10 ans, concerne Mascouche avec l’instauration d’un pôle multifonctionnel. Au cours des 20 prochaines années, l’investissement total pourrait même représenter 1 G$. Les secteurs ciblés sont l’aéroportuaire, les biotechnologies, les hautes technologies, l’agriculture et le bioalimentaire ainsi que l’environnement.

Peu de gains de productivité

D’une manière générale, commente Chantal Routhier, Lanaudière travaille au développement de ses parcs industriels « pour accroître son attractivité auprès des entreprises » et à la bonification de ses services aux citoyens, notamment par l’accroissement et la diversification de l’offre scolaire.

En revanche, la région a réalisé peu de gains en termes de productivité au cours des dernières années, selon l’étude du Centre de la productivité et de la prospérité. Ainsi, la productivité par heure travaillée n’a progressé que de 2 % entre 2002 et 2010 (+8 % au Québec) et elle a atteint 39,57 $ en 2012, soit l’un des plus faibles niveaux de la province (46,56 $ en moyenne).

« La poursuite des efforts entrepris pour son rehaussement sera un atout, car elle constitue une alternative incontournable pour faire face aux difficultés liées à la rareté relative de la main-d’œuvre et elle assure une meilleure compétitivité pour les entreprises », conclut Chantal Routhier.

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