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Jean Robillard administrera les biens d’Enviromondial

24 septembre 2008 | Commenter

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Jean Robillard de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) a été nommé administrateur provisoire des biens d’Enviromondial. La Cour supérieure du district de Montréal a rendu cette décision le 15 septembre dernier à la demande de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Jean Robillard remplace le conseil d’administration d’Enviromondial. L’entreprise spécialisée en transformation de déchets domestiques a fait cession de son actif principal, vendant pour 1 $ plus « considérations futures » le brevet de son procédé de transformation de déchets domestiques en électricité. Les meubles d’Enviromondial sont aussi inclus dans le lot.

Comme elle n’a plus de capital pour fonctionner, on a nommé Jean Robillard pour liquider ce qui reste de la firme. L’expert comptable est rompu à ce genre d’exercice. Il a clos les dossiers de Mount Real et Triglobal, deux cabinets en perdition qui ont lésé les investisseurs.

Impossible de dissocier Enviromondial et son président-fondateur, Stevens Demers, qui est dans la mire des autorités depuis 2001. Stevens Demers vendait alors des actions d’Enviromondial sans avoir de prospectus visé. Épinglé par la CVMQ à l’époque, il a plaidé coupable à cette infraction pour laquelle il a écopé d’une amende de 89 000 $.

Cependant, la CVMQ trouvait que c’était insuffisant. Elle l’accusait d’avoir abusé et fraudé ses actionnaires. Elle en a appelé du jugement, prétextant qu’il fallait protéger les investisseurs. Stevens Demers s’est toujours défendu bec et ongles, arguant qu’il a respecté intégralement ses engagements envers les investisseurs qui n’ont jamais formulé de plainte à son endroit. Il s’est présenté en Cour sans discontinuer depuis sept ans.

En novembre 2005, il écrivait un page d’histoire, devenant le premier Québécois à écoper d’une peine de prison (90 jours) à la suite d’une infraction à la Loi sur les valeurs mobilières. Toutefois, il n’aura pas fait de séjour derrière les barreaux, car un jugement d’appel, six mois plus tard, l’a déclaré innocent des accusations les plus graves qui pesaient contre lui.

Stevens Demers n’est pas seul à affronter la justice dans le cadre de cette affaire. Sa fille Nathaly doit répondre à 85 chefs d’accusation en lien avec la vente d’actions sans prospectus visé. L’AMF réclame dans son cas une peine de 680 000 $.

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