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Jeff Rubin réduit ses perspectives de croissance du TSX

8 juillet 2008 | Commenter

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Plutôt qu’à 15 200 points, le S&P/TSX devrait terminer l’année 2008 à 14 300 points, estime Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef à Marchés mondiaux CIBC. Ce rajustement à la baisse de 6 %, Jeff Rubin l’explique par un environnement « de plus en plus stagflationniste » où se mêlent ralentissement de l’économie, inflation attribuable aux prix de l’énergie et taux d’intérêt plus élevés.

Cette mixture désagréable causera des difficultés à de larges pans du marché des valeurs mobilières jusqu’en 2009. Les secteurs de l’aviation commerciale et de l’automobile seront les plus durement touchés, prévoit Jeff Rubin. Pour ce qui est de 2009, il ramène sa cible de 16 200 points à 15 250.

Aux États-Unis, la hausse des taux d’intérêt, jumelée à l’envolée des cours du gaz et à la chute des prix des maisons, portera « un coup fatal aux espoirs d’une reprise rapide de la croissance au sud de la frontière », a indiqué Jeff Rubin. L’économie des États-Unis demeurera dans un équilibre précaire entre la croissance et la récession pendant encore « assez de temps ». Les effets de cette situation se feront sentir à leur tour de ce côté-ci de la frontière.

Par conséquent, Jeff Rubin réduit de quatre points de pourcentage la surpondération en actions de son portefeuille modèle au profit des liquidités. Malgré cette diminution, le caractère favorable des paramètres fondamentaux fait en sorte que les producteurs de pétrole et de gaz canadiens demeurent un bon investissement. C’est pourquoi l’économiste vedette augmente d’un demi-point ses actifs dans ce secteur.

Jeff Rubin, rappelons-le, s’est fait connaître il y a quelques années en annonçant que le prix du baril de brut franchirait le cap des 100 $US, alors qu’il se négociait à la moitié de ce prix. Depuis que ses prédictions se sont avérées vraies, ses analyses sont prises avec sérieux.

Que voit-il pour le prix du brut? Il maintient ses prévisions pour les West Texas Intermediate : 150 $US le baril en 2009 et 200 $US en 2010. « Les prix pourraient avoisiner ces niveaux plus tôt si les installations de production sont fortement touchées pendant l’actuelle saison des ouragans dans le golfe du Mexique », a-t-il ajouté.

Pour financer sa pondération supplémentaire dans le pétrole et le gaz naturel, Jeff Rubin réduit ses positions dans deux segments du TSX sensibles au prix du pétrole, soit la consommation discrétionnaire (11 % en lien avec l’automobile) et les industries, notamment l’aviation commerciale.

Par ailleurs, Jeff Rubin accroît d’un demi-point de pourcentage sa pondération dans le sous-secteur des produits chimiques à usage agricole. L’explosion de la demande liée à une alimentation plus riche en protéines en Chine et en Inde, explique-t-il, fait augmenter les cours agricoles dans le monde entier et occasionne une hausse vertigineuse de la demande mondiale d’engrais. « Le détournement mal inspiré de la production américaine de maïs afin de produire de l’éthanol ne fait qu’ajouter aux tensions déjà exacerbées qui s’exercent sur la demande mondiale pour ces produits », note-t-il.

Pour consulter l’analyse de Jeff Rubin sur les perspectives boursières au Canada (en anglais), cliquez ici.

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