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Jim Flaherty prône la transparence de l’industrie bancaire au Canada

29 avril 2008 | Commenter

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Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a exprimé lundi la volonté du gouvernement de voir les milieux financiers canadiens augmenter leur niveau de transparence quant aux produits qu’ils offrent, afin que les investisseurs soient plus conscients des risques qu’ils prennent.

Le ministre Flaherty a rencontré, à Toronto, les représentants de l’industrie bancaire canadienne pour discuter des réformes financières préconisées par les pays du G7. Parmi les invités de cette réunion extraordinaire, on retrouvait les dirigeants des grandes banques canadiennes, ainsi que des représentants de la Banque du Canada et du Bureau des institutions financières du Canada.

Selon Jim Flaherty, d’ici 100 jours, les banques canadiennes établiront et adopteront des pratiques favorisant plus de transparence, afin d’éviter d’autres scandales semblables à celui du papier commercial adossé à des actifs (PCAA).

« Nous devons avoir un cadre de réglementation au Canada qui inclut les institutions financières, pas seulement les banques », a déclaré le ministre. Ce dernier s’attend d’ailleurs ce que la Banque du Canada joue un rôle de leadership à certains égards.

Jim Flaherty a ajouté : « La plupart des Canadiens s’attendent à une réglementation qui n’entrave pas les marchés financiers, mais qui fournit une protection adéquate aux investisseurs. Et pas seulement les investisseurs directement, mais les investisseurs qui ont recours à d’autres mécanismes, comme les régimes de retraite. »

Plusieurs des investisseurs individuels ont également déploré ne pas assez connaître les caractéristiques des billets leur ayant été vendus, tandis que des sociétés ont dit s’être fiées à l’évaluation élevée qui en était faite.

Les ministres des Finances des pays du G7 se sont mis d’accord à Washington, il y a deux semaines, pour exiger que les banques dévoilent « rapidement et complètement leur exposition aux risques, dépréciations d’actifs, et estimations » de leurs « instruments complexes et non liquides ».

Leur réforme cherche entre autres à faire en sorte que les institutions financières expliquent comment les pertes liées aux prêts hypothécaires à risque ont pu survenir. Selon le FMI, ces pertes potentielles pourraient atteindre 945 milliards de dollars.

Le ministre canadien des Finances a toutefois affirmé que la crise touchant les marchés du crédit a été « moins prononcée » au Canada qu’aux États-Unis et en Europe, et que le secteur financier canadien continuait d’être solide.

Le ministre Flaherty a promis de rencontrer les dirigeants des banques une autre fois avant l’été pour évaluer les progrès accomplis.

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