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Justice

Karatbars : le système serait pyramidal

2 mai 2014 | La rédaction | Commenter

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Le Bureau de décision et de révision (BDR) vient de frapper d’interdiction certaines des activités de Karatbars en sol québécois, répondant ainsi à la demande officielle de l’Autorité des marchés financiers (AMF) faite le 17 avril dernier. Les ordonnances (décision 2014-020-001) visent plus précisément les activités relatives au programme d’affiliés et de référencement de Karatbars, et les personnes physiques et morales que sont Karatbars International Gmbh, Robert La Rivière, Michel Desroches et Anthoni Snopek.

Bien que l’enquête se poursuive, le BDR a justifié cette sanction en se basant sur plusieurs éléments de preuve déjà relevés et déposés par l’AMF, éléments qui permettraient de mettre à jour un système dont le mode opérationnel serait de type pyramidal.

Des rendements de 874 à 2172 %…

Au Québec, Karatbars compterait déjà 5300 affiliés, soit des agents de promotion privilégiant les produits et services de Karatbars, et ce, sans réaliser de vente de produits. Ces derniers baseraient leur stratégie client en leur promettant un rendement se chiffrant entre 15 000 $ et 136 000 $ par mois, soit des taux de 874 % à 2 172 %, au terme d’une période de 12 semaines seulement.

De plus, les rencontres d’information et de sollicitation se seraient poursuivies en dépit de l’avertissement émis plus tôt par l’AMF, et les investisseurs potentiels y seraient avertis que les activités de Karatbars ne sont pas assujetties à la juridiction de l’AMF.

La liste des infractions recensées se poursuit. On note ainsi que « plusieurs acteurs du milieu des services financiers auraient assisté à des réunions d’information et seraient courtisés pour faire la promotion du programme d’affiliés de Karatbars », et que « contrairement aux affirmations de Karatbars et de ses promoteurs, la compagnie Prosegur n’entreposerait pas d’or pour les investisseurs de Karatbars, créant ainsi un doute concernant l’entreposage des grammes d’or achetés par les investisseurs ». Toujours selon le BDR, « les promoteurs du programme d’investissement Karatbars en seraient à raffiner leurs activités pour trouver d’autres investisseurs ».

Le BDR conclut donc que : « Les affiliés de Karatbars seraient des investisseurs, les contrats entre les affiliés et Karatbars seraient des contrats d’investissement et, par conséquent, ceux-ci seraient sujets aux règles applicables en la matière sous la juridiction de l’Autorité ».

Par conséquent, le BDR interdit à Karatbars « d’exercer toute activité en vue d’effectuer, directement ou indirectement, une opération sur valeurs sous toutes les formes d’investissement visées par la Loi sur les valeurs mobilières […], incluant par l’entremise de sites internet ou autrement ». L’interdiction vise aussi toute activité de conseiller en valeurs.

À lire : Gare à la société Karatbars

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