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Accréditation

L’IQPF demande encore la création d’un ordre professionnel

2 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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L’Institut québécois de la planification financière (IQPF) a présenté mercredi au ministre des Finances, Carlos Leitao, son mémoire relativement au Rapport sur l’application de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF).

D’emblée, l’IQPF  salue l’initiative du ministre de vouloir moderniser cette loi afin de mieux répondre aux besoins de l’industrie et de la population.

« Le régime actuel commence à montrer des signes d’essoufflement et n’arrive plus à répondre adéquatement aux besoins générés principalement par les nouvelles technologies, écrit Jocelyne Houle-LeSarge, présidente-directrice générale et secrétaire de l’Institut en introduction du rapport. Si rien n’est fait, le régime d’encadrement risque de devenir inadéquat et désuet. L’industrie comme le public pourraient en pâtir. Le temps est donc venu de le revoir. »

CONFUSION ENTRE LE PL. FIN. ET LE CONSEILLER

Mais cette révision doit forcément passer, selon l’IQPF, par le retrait des planificateurs financiers de l’encadrement de ladite loi, pour créer un ordre professionnel des planificateurs financiers. Et cela, peut-on lire dans le communiqué, pour mieux garantir la protection du public, durement éprouvée par la volatilité des marchés financiers et les différentes affaires de fraude durant la dernière décennie.

Selon la PDG, « il est impératif de revoir l’encadrement inadapté régissant actuellement les planificateurs financiers. En plus de ne pas tenir compte de la nature distincte de leur formation et de leur rôle, cet encadrement sème la confusion dans l’esprit du public, entre le planificateur financier et le conseiller ».

La création de l’Ordre professionnel des planificateurs financiers s’appuie d’ailleurs, rappelle l’IQPF, sur une volonté de la Coalition pour la planification financière, constituée du Canadian Institute of Financial Planners (CIFP), de l’Institute of Advanced Financial Planners (IAFP), de l’Institut québécois de planification financière (IQPF) et du Financial Planning Standards Council (FPSC), d’harmoniser la réglementation au Canada.

76 % DES QUÉBÉCOIS FAVORABLES

Cette démarche n’entraînerait aucun coût supplémentaire pour le gouvernement, les planificateurs financiers et l’industrie, assure l’Institut, et, d’après un sondage Léger réalisé cette année, la vaste majorité du public québécois (76 %) y est favorable. À la même question, en 2004, 4 % des répondants ne pouvaient se prononcer, apprend-on dans le rapport déposé mercredi. Aujourd’hui, c’est 17 % des répondants qui ne peuvent se prononcer.

« C’est donc dire que la confusion, dans l’esprit du public, a quadruplé malgré toutes les campagnes d’information qui ont été faites par les différents intervenants, conclut Mme Houle-LeSarge. De plus, ajoute-t-elle, selon un sondage SOM réalisé en décembre 2014, seulement 19 % des répondants estiment disposer de toutes les connaissances nécessaires pour planifier adéquatement leur avenir financier et 64 % des répondants mentionnent qu’ils auront besoin d’aide pour planifier leur avenir financier.

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