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L’OICV souhaite mieux éduquer les investisseurs

18 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Selon l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), les campagnes d’éducation des gouvernements ou des institutions devraient non seulement fournir aux consommateurs une information de qualité, mais aussi intégrer des notions de psychologie, rapporte Le Devoir.

Citant un rapport publié en début de semaine par ce regroupement de régulateurs des principales bourses européennes, asiatiques et américaines, le quotidien souligne que « ses membres voient fréquemment des investisseurs perdre de l’argent en raison d’un écart entre le risque perçu et le risque réel ».

« SOUFFRANCE ÉMOTIONNELLE »

Selon l’organisation internationale, ce phénomène « entraîne une prise de décisions mal fondée, ce qui conduit les investisseurs à subir des pertes pouvant être significatives ainsi qu’une souffrance émotionnelle ».

Pour mémoire, rappelons que la représentation du Canada au sein de l’OICV est assurée, entre autres, par l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour le Québec, et par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.

Le rapport de l’Organisation, qui émane d’un comité composé d’environ 25 agences de réglementation dans le monde, survient « au terme d’un été particulièrement volatil sur les marchés boursiers, lesquels ont suscité des questionnements dans le public investisseur », souligne Le Devoir.

LANGAGE ACCESSIBLE À TOUS

Le moyen le plus efficace d’influer sur les attitudes et le comportement des consommateurs n’est pas forcément de les inonder d’informations en espérant qu’ils les « digéreront » dans leur intégralité, écrit notamment l’OICV, qui émet plusieurs recommandations.

Ainsi, pour obtenir de meilleurs résultats, les gouvernements ou les autorités de régulation locales pourraient se servir d’outils de prise de décision « novateurs », employer un langage accessible pour le plus grand nombre et utiliser davantage les médias sociaux afin de maximiser leur impact auprès des épargnants.

Par ailleurs, les campagnes pourraient s’appuyer sur la recherche, en particulier « l’économie comportementale », pour aider chaque membre à mieux comprendre les réactions de son « auditoire cible ».

« IRRATIONALITÉ DES CHOIX »

Toutefois, comme le rappelle Le Devoir, dans les documents concernant sa stratégie pour 2015-2018, l’AMF indique que « l’éducation financière n’est pas la solution miracle aux carences observées dans la société québécoise ».

En insistant au passage sur le fait qu’« un consommateur, même doté d’un haut niveau de connaissances financières, est soumis à l’appel de l’offre abondante de crédit et de produits et services financiers et de l’irrationalité dans ses choix et ses comportements ».

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