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La Banque de Montréal hausse son dividende de 17 %

25 mai 2006 | Commenter

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(25-05-2006)Les grandes banques canadiennes ont commencé à publier leurs résultats du 2e trimestre 2006 mercredi dernier.


La première à « briser la glace » a été BMO Groupe financier, qui a entre autres annoncé une hausse de 9 cents, ou 17 %, de son dividende qui atteindra 62 cents par action ordinaire au 3e trimestre. C’est 35 % de plus qu’au même trimestre l’an dernier.

BMO ouvre ainsi ses goussets parce qu’elle a décidé de porter la fourchette de son ratio cible de distribution entre 45 % et 55 % du revenu net afférent aux actions ordinaires, alors qu’elle était jusqu’à maintenant de 35 % à 45 %.

« Cette hausse reflète notre confiance en notre capacité soutenue à générer un revenu net et en la solidité de notre assise financière. Notre rigueur en matière de gestion du capital nous permettra de poursuivre nos attrayantes stratégies de croissance et de suivre notre engagement de longue date à accroître la valeur pour les actionnaires », a indiqué Tony Comper, président et chef de la direction de BMO Groupe financier.

Selon le National Post qui cite un rapport de RBC Marché des capitaux, la Banque CIBC, la Banque Nationale et la Banque de Nouvelle-Écosse pourraient imiter BMO et augmenter leur dividende trimestriel.

La CIBC pourrait hausser son dividende de 2 cents et le fixer à 78 cents. Il s’agirait de la première augmentation depuis que la société a terminé de dresser une provision en vue de régler les poursuites judiciaires attribuables à l’affaire Enron. La CIBC, rappelons-le, doit verser 2,4 milliards de dollars américains aux investisseurs floués dans ce scandale financier.

Pour ce qui est de la Banque Nationale, les analystes anticipent ici aussi une hausse de 2 cents. Le dividende trimestriel de la Banque Nationale passerait donc à 50 cents. Cette augmentation semble faible à première vue. On l’explique par le fait que le conseil d’administration de la banque montréalaise veut conserver une marge de manœuvre en prévision de bénéfices qui pourraient ne pas être aussi élevés que ce qui était attendu.

De son côté, la Banque de Nouvelle-Écosse hausserait son dividende de 8 %, le faisant passer de 36 à 39 cents. Depuis le début du 2e trimestre de 2006, la banque a ralenti son rythme de rachat d’actions en circulation, comparativement à 2005. Au lieu d’en racheter 5 millions en moyenne par trimestre, elle se limite présentement à 1,9 million. Elle dispose donc d’un surplus de liquidités qu’elle pourrait verser à ses actionnaires.

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