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La Banque du Canada maintient son taux directeur

21 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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Portefeuille_Faiblesse_Hausse_Taux_Graphique_425La Banque du Canada (BdC) a annoncé hier qu’elle maintenait le taux cible du financement à un jour à 0,5 %, tandis que le taux officiel d’escompte demeure à 0,75 % et le taux de rémunération des dépôts, à 0,25 %.

Pour justifier cette décision, l’institution fédérale explique que l’inflation au pays « évolue essentiellement comme prévu » et que « l’inflation mesurée par l’IPC [indice des prix à la consommation] global reste près de la limite inférieure » de sa fourchette cible.

La banque centrale s’attend à ce que « l’inflation remonte à environ 2 % d’ici le début de 2017 », alors que « les mesures de l’inflation fondamentale devraient continuer d’avoisiner 2 % ». La dynamique de l’économie mondiale est « largement conforme » à ce qui avait été projeté dans son Rapport sur la politique monétaire (RPM) publié en octobre dernier, souligne par ailleurs la BdC.

CROISSANCE MONDIALE À LA HAUSSE

Ainsi, « la Chine poursuit sa transition vers un profil de croissance plus soutenable et l’expansion aux États-Unis est sur la bonne voie, malgré la faiblesse temporaire observée au quatrième trimestre de 2015 ».

« Quoique les risques entourant les perspectives mondiales subsistent et se soient traduits par de fortes variations des prix de diverses catégories d’actifs, la croissance à l’échelle du globe devrait s’orienter à la hausse à partir de 2016 », prévoit la Banque.

« Les prix du pétrole et d’autres produits de base ont poursuivi leur baisse et cette évolution représente un revers pour l’économie canadienne », ajoute-t-elle, tout en précisant que « la croissance du produit intérieur brut a vraisemblablement stagné au quatrième trimestre, freinée par l’atonie passagère de l’activité économique aux États-Unis, l’affaiblissement des investissements des entreprises et plusieurs autres facteurs temporaires ».

1,5 % DE CROISSANCE AU CANADA

Par conséquent, la BdC s’attend maintenant « à ce que le retour de l’économie à un rythme de croissance supérieur à celui de la production potentielle soit retardé jusqu’au deuxième trimestre de 2016 ». Selon l’institution, le rythme d’expansion de l’économie canadienne s’établira à « environ 1,5 % en 2016 et 2,5 % en 2017 ».

À noter que la prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour a été fixée au 9 mars.

Une décision conforme aux prévisions de Desjardins

Tout en soulignant que le statu quo décidé par la BdC était conforme aux prévisions du Mouvement Desjardins, Benoit P. Durocher, son économiste principal, estime « assez rassurants » le RPM et le communiqué qui ont accompagné l’annonce faite hier.

En fin de compte, note-t-il, l’institution « se montre confiante que les ajustements en cours au sein de l’économie canadienne se poursuivront graduellement dans les trimestres à venir ».

LA BDC DEVRAIT GARDER LE CAP

Sa conclusion? Même si « les incertitudes demeurent nombreuses », avec notamment la forte chute des cours du pétrole survenue au cours des dernières semaines, « il est probable que la BdC garde le cap au cours des prochains mois en laissant le taux cible des fonds à un jour à 0,5 % ».

Cela dit, ajoute Benoit P. Durocher, « la possibilité d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt directeurs au printemps ne peut pas être écartée si jamais les prix du pétrole devaient continuer à reculer, si la production canadienne devait être davantage affectée par les difficultés du secteur de l’énergie ou si la reprise des exportations hors énergie devait manquer de tonus ».

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