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Économie

La Banque du Canada optimiste pour les prochains mois

14 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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Entente_hausse_conseillers_425Grâce aux dépenses de plusieurs milliards de dollars annoncées dans le dernier budget fédéral, la Banque du Canada (BdC) a révisé hier à la hausse sa prévision de croissance économique pour 2016.

Elle a également indiqué dans un communiqué qu’elle avait décidé de maintenir son taux directeur à 0,5 %.

L’institution s’attend à ce que les dépenses d’environ 25 G$ échelonnées sur les deux prochaines années, qui figurent dans le budget adopté le mois dernier, contrebalancent l’effet négatif d’un huard un peu plus fort, d’une croissance plus lente de la demande étrangère ainsi que d’une réduction des investissements dans le secteur de l’énergie.

UNE CROISSANCE DU PIB DE 1,7 % EN 2016

La banque centrale estime ainsi que ces mesures budgétaires auront « une incidence positive appréciable » sur le produit intérieur brut canadien et prévoit désormais que la croissance du PIB réel s’établira à 1,7 % en 2016, à 2,3 % en 2017 et à 2 % en 2018.

De son côté, le ministère fédéral des Finances croit que le budget entraînera une progression de 0,5 % du PIB pour l’exercice en cours et de 1 % en 2017-2018.

Malgré l’élan insufflé par le gouvernement, la BdC a cependant revu à la baisse ses prévisions pour 2017. Elle table désormais sur une croissance économique de 2,3 % alors qu’elle escomptait précédemment une augmentation de 2,4 %.

Il s’agissait de son premier Rapport sur la politique monétaire depuis le dépôt du premier budget du gouvernement de Justin Trudeau, le 22 mars dernier. Ottawa prévoit cinq déficits totalisant plus de 110 G$, dont 29,4 G$ pour l’exercice 2016-2017 et 29 G$ lors de l’année fiscale suivante.

POURSUITE DU STATU QUO

« Les ajustements se poursuivent au sein de l’économie canadienne, ce qui continuera d’engendrer certains soubresauts au cours des prochains trimestres », analyse Benoit P. Durocher, économiste principal au Mouvement Desjardins, dans une note publiée hier après-midi. Ce qui, selon lui, renforce l’hypothèse « d’une croissance très forte au premier trimestre de 2016, suivie par une progression plus faible lors du trimestre suivant ».

Sa conclusion? « Malgré les aléas sur la scène économique, la banque centrale voudra garder le cap, ce qui milite en faveur de la poursuite du statu quo des taux d’intérêt directeurs. » En conséquence, « il faudra vraisemblablement patienter à la fin de l’automne 2017 avant qu’une première hausse du taux cible des fonds à un jour soit décrétée ».

À noter que la prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour a été fixée au 25 mai.

Le FMI mi-figue, mi-raisin envers Ottawa

Le Fonds monétaire international (FMI) a affirmé hier à Washington que les gouvernements comptant une marge de manœuvre devraient investir dans les infrastructures publiques, tout en ayant un plan clair pour maintenir la dette à des niveaux viables, rapporte La Presse canadienne.

Il a par ailleurs souligné que le Canada figurait parmi la petite poignée de pays qui prévoient accélérer la croissance des dépenses publiques cette année, comme le montre son dernier budget fédéral.

Malgré tout, plus tôt cette semaine, le Fonds avait décidé de réduire ses évaluations de croissance concernant le pays à 1,5 % en 2016, comparativement à 1,7 % dans sa projection précédente.

L’institution est également moins optimiste qu’Ottawa en ce qui a trait à la croissance du PIB réel du Canada l’an prochain, projetée à 1,9 % comparativement à la croissance de 2,3 % anticipée par la Banque du Canada.

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