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La Banque du Canada veut se rapprocher de l’industrie financière

16 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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soutien_aide_appui_equipe_ensemble1La Banque du Canada augmentera ses contacts avec les acteurs de l’industrie financière pour mieux évaluer les nouveaux risques, rapporte Bloomberg News.

La sous-gouverneure de la Banque, Lynn Patterson, annonce que l’équipe d’intelligence des marchés prendra de l’expansion. Présentement, on y retrouve six personnes à temps plein, et jusqu’à 30 autres contributeurs à temps partiel.

Cette cellule est responsable des relations avec les courtiers, gestionnaires d’actifs et autres joueurs de l’industrie. L’information qu’elle retire de ces échanges aide la Banque du Canada à prendre de meilleures décisions quant à son taux directeur et l’émission des bons du gouvernement fédéral, ainsi qu’à mieux conseiller les autorités de réglementation.

DES ACTEURS QUI ÉCHAPPENT À LA RÉGULATION

L’emphase mise sur l’intelligence des marchés reflète la complexité croissante des produits financiers, mais aussi l’inquiétude que suscite la prise de risque par certains participants au marché, lesquels échappent aux régulations plus sévères récemment imposées aux banques.

Selon Lynn Patterson, il est rassurant de savoir que les institutions financières sont désormais plus solides qu’avant la crise de 2008, mais cela signifie aussi que le risque s’est déplacé. « Pour nous, il devient donc un peu plus difficile de déterminer où sont les risques », admet-elle.

Parmi les risques émergents se trouvant dans le collimateur de la Banque du Canada, notons la croissance des transactions réalisées à l’extérieur des réseaux traditionnels, la difficulté à échanger des bons du gouvernement et le marché de l’immobilier, particulièrement à Toronto et Vancouver, deux marchés en surchauffe.

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