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La Banque Scotia supprime 1 500 postes

5 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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La Banque Scotia a annoncé hier la suppression de quelque 1 500 postes en équivalent temps plein, dont environ deux tiers au Canada et un tiers à l’étranger, dans le cadre d’une opération de réduction de ses coûts, rapporte La Presse Canadienne.

Elle a aussi rajusté la valeur estimée de certains éléments et prévu des provisions supplémentaires pour pertes sur créances dans certains secteurs.

La troisième plus importante banque au pays au point de vue actifs compte inscrire dans son bénéfice du quatrième trimestre 2014 des charges totalisant environ 451 M$ avant impôt (341 M$ après impôt), retranchant 28 cents au bénéfice par action.

2,35 G$ de profits au 3e trimestre

Elle inscrira également, toujours au quatrième trimestre, une provision de restructuration d’environ 148 M$, dont la majorité sera liée à des charges d’indemnités de départ.

Selon la direction du groupe, ces mesures entraîneront la fermeture d’environ 120 succursales du côté des opérations internationales.

Les effectifs de son siège social, à Toronto, seront également réduits et plusieurs postes au service à la clientèle seront éliminés.

La banque prévoit que cette restructuration lui permettra de réaliser, à terme, des économies d’environ 120 M$ en coûts permanents, mais reconnaît qu’elle n’aura un maximum de retombées que durant l’exercice 2016.

Rappelons qu’au troisième trimestre, l’institution avait enregistré un bénéfice net de 2,35 G$, soit 1,85 $ par action.

Prêts douteux aux Antilles

Par ailleurs, la Scotia compte inscrire des provisions supplémentaires pour pertes sur prêts d’environ 109 M$, notamment pour le montant net de trois prêts douteux dans son portefeuille antillais du secteur hôtelier.

Elle inscrira aussi dans les autres éléments du résultat global une réduction de valeur d’environ 129 M$ sur la valeur comptable de son investissement au Venezuela.

Enfin, elle prévoit effectuer une passation en charges d’environ 47 M$ pour des dividendes non versés dans la Banco del Caribe au Venezuela, en raison d’une révision du taux de change.

Des coupes dans d’autres banques?

Cette annonce a soulevé plusieurs questions dans les milieux financiers, la principale étant de savoir si d’autres établissements procéderont eux aussi à des « ajustements » similaires.

Plusieurs spécialistes estiment en effet que ce plan de réduction des effectifs pourrait être un signe annonciateur de changements dans le secteur bancaire au pays.

« Si certains problèmes paraissent spécifiques à la Scotia, ces événements mettent en lumière les préoccupations des marchés à l’égard des banques canadiennes », juge l’analyste de Barclays John Aiken.

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