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La Caisse de dépôt va-t-elle racheter les titres de PCAA?

7 avril 2008 | Commenter

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La Caisse de dépôt et placement aurait été sollicitée pour racheter les(PCAA) non parrainé par des banques que détiennent de  petits investisseurs. La Caisse refuse toutefois de commenter ce qu’elle appelle une rumeur.

Selon la nouvelle rapportée par The Globe and Mail, le comité Crawford, qui a proposé un plan de restructuration du PCAA, aurait fait cette demande, tentant de convaincre tous les détenteurs de ces titres de participer à la restructuration.

Si les petits investisseurs donnaient leur accord à cette restructuration, ils devraient renoncer à poursuivre les institutions financières qui leur ont vendu les titres de PCAA et à compter sur l’évolution future du marché pour revendre leurs titres.

Toutefois, d’après certains experts juridiques et financiers, le soutien au comité de restructuration n’apporterait pas autant à ces petits investisseurs qui cherchent à récupérer le plus d’argent possible, que de carrément poursuivre les institutions financières ou de négocier un rachat de leurs titres par des fonds de couverture. C’est pourquoi plusieurs hésitent à se laisser convaincre par le comité.

Pourtant, à défaut d’une signature des petits investisseurs, l’ensemble de la restructuration du PCAA serait remis en cause. Et l’absence de cette restructuration pourrait forcer la vente des titres de PCAA au plus offrant à des prix considérablement réduits. Dans une telle situation, tous les détenteurs auraient à indiquer, à leurs bilans, la valeur de ces titres au prix de marché. Ceci implique des provisions correspondantes pour la perte de valeur au moment où les marchés déraillent, même si cela revient à renverser ces provisions plusieurs années plus tard si, à l’échéance, ces titres s’avèrent d’excellente qualité, comme le soutient la Caisse.

Les options de la Caisse ne semblent donc pas très réjouissantes. D’un côté, en rachetant le PCAA (environ 400 millions de dollars de papier à des investisseurs de partout au pays) elle ajoute d’autres placements vus comme risqués et non liquides à son portefeuille. Elle pourrait ainsi être accusée d’avoir failli à sa mission en utilisant l’épargne de ses déposants au bénéfice des petits investisseurs externes, elle qui a déjà été vertement critiquée pour avoir pris plus de risques que les autres dans ce dossier.

Cependant, en cas d’échec de la restructuration, si la Caisse ne rachète pas les titres de PCAA, elle devra présenter aux déposants des rendements engloutis dans des provisions massives.

Face à ce dilemme, Gilles des Roberts, porte-parole de la Caisse de dépôt, s’est contenté de dire : « En toutes circonstances, nous nous tiendrons au principe de gouvernance qui nous invite à agir dans le meilleur intérêt de nos déposants. »

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