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Économie

La chasse aux aubaines

19 août 2010 | Commenter

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darts_victoire_fusion_425Tout le monde aime faire de bonnes affaires, cela va de soi. Et il existe une façon de traquer les actions qui sont sous-évaluées et qui présentent un potentiel de redressement important, écrit l’auteure et chercheuse June Yee sur le site Morningstar.

Pour débusquer ces bonnes affaires, il faut tenter de trouver des actions qui se transigent à un ratio cours/valeur très bas. Une mesure à laquelle on doit accorder une pondération de 42 %  dans le processus de placement selon la stratégie de la firme d’analyse boursière CPMS, qui a mis sur pied le modèle Portefeuille aubaines canadiennes.

Ce ratio compare le dernier cours de l’action d’une entreprise à la valeur de son action ordinaire. Plus le ratio est bas, meilleure est l’aubaine.

Se basant sur les paramètres du modèle Portefeuille aubaines canadiennes, June Yee explique qu’en moyenne, le ratio des actions de ce portefeuille est de 1,22, bien en-deçà au ratio de 2,24 des actions de l’indice S&P/TSX au 30 juillet.

Dans le portefeuille ainsi pris en exemple, les deux actions au ratio cours/valeur le plus bas appartenaient à cette date à Air Canada, avec 0,43, et à Sherritt International, avec 0,57.

Une deuxième bonne façon de mesurer et d’identifier les actions-aubaines, c’est par l’élan des résultats trimestriels. Il s’agit d’une mesure de la croissance d’une entreprise basée sur les gains par action qui ne tient pas compte des grains et pertes inhabituels.

CPMS accorde une pondération de 25 % à ces données dans l’évaluation de la valeur potentielle du portefeuille.

Au 30 juillet, le gain moyen par action des entreprises sélectionnées par le Portefeuille aubaines canadiennes, 57 %, était pratiquement cinq fois plus élevé que celui de l’indice composé S&P/TSX qui affichaient un gain moyen de 11,7 %.

La compagnie parmi celles présentes dans ce portefeuille qui a enregistré la meilleure moyenne de gains trimestriels a été  Breakwater Resources, qui dans la dernière année, a enregistré des gains trimestriels moyens de 266 %. Les actions de cette firme représentent 2,8 % du Portefeuille aubaines canadiennes, et ont chuté de 32,9 % depuis son addition au portefeuille. Mais elles ont toutefois grimpé de 18,2 % dans le seul mois de juillet dernier.

En plus des gains trimestriels annoncés par les entreprises, la stratégie de CPMS est d’évaluer les attentes de croissance future en en les mesurant en fonction des estimations positives. Les analystes attribuent à ces révisions des estimations sur trois mois une pondération de 17 % dans leur analyse des 659 titres canadiens de CPMS, afin de déterminer si elle les inscrira au Portefeuille aubaines canadiennes.

Finalement, pour bien évaluer les caractéristiques de risque d’une action, le Portefeuille aubaines canadiennes examine ses gains surprises et les mesure par rapport à ce qui était escompté comme bénéfices pour le dernier trimestre. Les gains surprises, selon CPMS, doivent représenter une pondération de 8 % dans la stratégie.

Le plus important gain surprise au 30 juillet est venu du fabricant de produits du bois Norbord, avec des bénéfices de 50,7 %, alors que du côté des surprises négatives, Brookfield Properties a été le champion avec des pertes surprises de 49,7%.

Avec pareil résultat, Brookefield a été éjecté du Portefeuille aubaines canadiennes le jour suivant.

Beaucoup de transactions sont enregistrées dans ce portefeuille, avec un taux de roulement moyen de 96 % annuellement depuis 1985. Ce taux est le troisième plus élevé des sept modèles canadiens de CPMS. Avec un écart type des rendements du Portefeuille aubaines canadiennes de 18,6%, seul le Portefeuille péril lui est supérieur. Ce dernier modèle sert à démontrer ce qui arrive lorsque l’on achète des actions pour lesquelles les données sont mauvaises.

Il ne faut pas espérer de ces actions-aubaines des rendements importants et immédiats, même si ces entreprises ont des résultats trimestriels de bon augure. Au 30 juillet, 19 des 30 actions du Portefeuille aubaines canadiennes se transigeaient sous leur prix d’acquisition au moment de leur entrée dans le portefeuille.

Mais à long terme, la stratégie s’est avérée plus souvent bonne que mauvaise. Depuis 1985, le portefeuille a fait mieux que l’indice par 82 points sur une base annualisée. Au 3 juillet, son gain annuel composé était de 9,31 %, contre 8,49 % pour l’indice composé S&P/TSX.

Malgré qu’il ait battu l’indice, dans le lot des modèles de portefeuilles canadiens de CPMS, il n’est toutefois pas de taille, arrivant à l’avant-dernier rang parmi eux. Seul le Portefeuille péril est derrière, ce qui est normal puisqu’il est voué à l’échec.

Le succès historique de ce portefeuille à débusquer les actions sujettes à un redressement a largement dépendu des conditions du marché. Depuis 1986, il a surclassé l’indice 71 % du temps dans les années où il connaissait un rendement positif. Les années où l’indice était négatif, le Portefeuille aubaines canadiennes l’a battu seulement 53 % du temps.

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